Eric Tagliana, force vive du krav-maga

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Mercredi 15 Avril. Boulogne-Billancourt. Qu’est-ce que je fous aussi loin du 19ème ? J’ai rendez-vous avec Eric Tagliana, instructeur de Krav Maga activement engagé dans le développement de cette discipline. Je le rencontre à l’occasion d’un cours mixte pour débutants et confirmés, une chance pour moi d’assister à un entraînement. Les gens commencent à arriver. Il y a de tout : des femmes, des hommes, des jeunes, des moins  jeunes, des personnes de différentes origines… Je peux voir qu’ils portent des ceintures. Il y en a des jaunes, des oranges et une verte. Eric a une ceinture noire. Avant même d’avoir débuté l’interview, il est évident pour moi que ce sport a fait du chemin depuis son apparition en France, quand ce n’était encore qu’un phénomène au sein de la jeunesse juive française. Que s’est-il passé entre temps ? Qu’est-ce que le Krav Maga aujourd’hui ? Pourquoi Eric Tagliana s’est-il investi dans cette discipline ? Rencontre.

Raphael : Commençons par le début, quelle est l’histoire du Krav Maga ?

Eric Tagliana : L’histoire du Krav Maga est assez simple. C’est un système d’autodéfense mis au point par Imi Lichtenfeld, son fondateur, dans les années 40. C’était la possibilité de donner aux populations civiles des outils pour se défendre. C’était la possibilité d’apprendre à se défendre sans prérequis physiques, et sans forcément avoir de techniques ou de connaissances particulières. En Europe Centrale il y avait de violentes incivilités vis-à-vis des populations juives, elles n’avaient pas toujours les moyens de vivre… sereinement. Le Krav Maga était une solution pour Imi d’aider les femmes, les enfants, et les hommes, à retrouver un peu de sérénité. Savoir que s’ils avaient besoin de se défendre, ils avaient les clefs, ce sont des techniques simples et accessibles. Après la création de l’état d’Israël en 48, cette discipline a continué à se développer. Ça ne s’appelait pas encore le Krav Maga. Imi était policier, un grand sportif aussi, et son système de défense n’était pas encore complètement abouti. Après ça s’est développé au sein de l’armée israélienne pendant des années, jusqu’à ce que soit donné le nom de Krav Maga. Ça vient de l’hébreu qui veut dire « combat rapproché ». A ce moment-là c’était fermé aux civils, c’était de l’ordre du secret-défense, donc militaire. Puis cela a commencé à se démocratiser dans les années 80. Richard Douieb par exemple, qui lui est natif de Jérusalem mais qui est ensuite venu en France, a continuer à développer et fait connaître la discipline. Il est même passé sur des plateaux de télévision avec Jean-Luc Delarue. On le revoit encore sur les tous premiers passages où il propose une technique de défense sur une menace à l’arme de poing, donc il est menacé au niveau du crâne et fait une sortie très explosive, surprenante. Les gens rigolent beaucoup dans la salle, mais voilà, pour la première fois on voit le Krav Maga en action à une heure de prime time. On y découvre un peu la gestuelle et l’esprit de la discipline. L’idée c’est quoi, c’est que la discipline est basée sur des principes comme la rapidité, la simplicité, l’efficacité,  la maîtrise de soi… Autour de ces principes fondateurs, on a une discipline qui est accessible parce qu’elle est basée sur les réflexes du corps humain. Ça veut dire que très rapidement, avec des gestes simples, de la répétition, on est capable d’apprendre aux gens, en l’espace de quelques cours, les rudiments de défense : comment éviter une claque, se sortir d’une saisie, comprendre un peu le système de déplacement… Ensuite quand on a la patience, on suit les cours, on tombe amoureux de la discipline, parce qu’en général c’est tout ou rien, puis si on le souhaite on passe les grades, des ceintures. Il y a une gestion très complète de la discipline. Il y a cette partie self-défense, il y a une partie pieds-poings,  un travail sur les armes, savoir comment répondre à différentes menaces par exemple, et il y a également une partie sol. Ce qui fait que c’est une discipline à la fois jeune, ça on n’a pas le choix, mais en même temps très complète, car elle couvre beaucoup d’aspects du combat, au plus proche de la réalité.

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Toi, personnellement, comment es-tu tombé dedans ?

Le Krav Maga a été une découverte. J’avais des amis dans les forces de l’ordre qui y avaient été initiés. Il y avait donc déjà des informations venant de ce côté-là. J’avais aussi des amis qui s’occupaient de la sécurité de synagogues. Il a fallu, comme je ne faisais ni la sécurité des synagogues, ni n’étais flic, que je trouve une solution  pour venir à la rencontre de cette discipline. Ça s’est fait lors d’une démonstration à Trévise (NDLR : gymnase du théâtre Trévise) il y a maintenant un peu plus de 10 ans. J’ai eu le coup de foudre pour cette discipline que j’ai trouvé redoutablement efficace, épurée, et en même temps accessible. A côté de ça, il y a un homme qui m’a beaucoup inspiré, Richard Douieb, le représentant de la discipline en Europe. Il est très impressionnant. Il est vraiment, en action et en parlant, le Krav Maga par essence. Tout est simple, tout est efficace, à la fois dans la démonstration, et à la fois dans l’échange qu’on a avec lui. Voilà comment j’y suis arrivé. J’ai fait un peu de kung-fu et de boxe américaine il y a longtemps, quand j’étais petit, j’avais 12 ans, puis j’ai refait de la boxe américaine vers mes 15 ans. Mes premiers sports, en compétition, c’était plutôt le tennis et le triathlon. Je n’étais pas vraiment impliqué dans les sports de combat. L’idée c’était vraiment, après une pause de quelques années, avec le sport intensif j’entends, de se mettre à apprendre une technique de défense, parce que je trouvais que c’était utile en voyant le monde évoluer autour de nous. J’avais envie de ça, d’apprendre à me défendre, et j’ai trouvé dans le Krav Maga cette complétude. Tout cet environnement qui n’était pas trop rugueux, comme peut l’être une salle de boxe, très orienté combat et renforcement musculaire, et en même temps avec une grande richesse au niveau de la coordination et de la proprioception. Tu redécouvres ton corps et tu réapprends à te déplacer, à te mouvoir, à comprendre, à analyser, à coordonner, à enchaîner, à combiner… Beaucoup de choses mécaniques et en même temps intuitives. C’est ça qui m’a plu. Il y a également eu l’aventure humaine puisque que c’est avec mon ami Yann Veillerant, avec qui nous dirigeons les clubs, que j’ai passé toutes mes ceintures jusqu’à aujourd’hui et quelques autres partenaires d’entrainement, c’est un facteur de motivation non négligeable.

A la base c’était une technique de combat militaire liée à l’armée israélienne, Tsahal, aujourd’hui qui en fait ? Est-ce un sport pratiqué principalement par la communauté juive ou pas ?   

Pas vraiment. Aujourd’hui c’est très varié, mélangé. Le public est pluriel. On a même des enfants à qui on enseigne le Krav Maga. Globalement c’est revenu à l’essence même de ce que c’était, de ce que voulait Imi (NDLR : Imi Lichtenfeld, créateur du Krav Maga), que se soit accessible pour tout un chacun. Il est vrai qu’à l’origine c’était plutôt communautaire. Finalement c’est tellement bénéfique, je pense même que ça devrait faire partie de l’instruction civique, c’est quelque chose qui devrait être obligatoire dans les écoles. Je me souviens encore d’avoir visité Holon, ville des enfants, proche de Tel-Aviv, dans le cadre du jumelage avec Suresnes, où le maire nous reçoit avec un représentant de Krav Maga ; il nous explique que les plus jeunes ont besoin d’être formés, qu’il y a un grand intérêt à apprivoiser la violence, de savoir se défendre, parce que c’est aussi dans ces moments de constructions que cette discipline apporte des bienfaits. Le Krav Maga c’est une façon de réfléchir. On est sur des trajectoires directes et il y a une recherche d’efficacité, donc ce sont des effets bénéfiques que l’on peut retrouver dans la vie de tous les jours. Je vois même très bien la possibilité de transposer et appliquer les principes du Krav Maga à des modules de  coaching en entreprise. C’est tout à fait envisageable. Donc le Krav Maga était pour les civils et est redevenu accessible. Il est maintenant pratiqué par plus 12 000 personnes en France. La discipline n’était pas toujours bien perçue à ses débuts parce que pas structurée comme le sont d’autres disciplines comme le Judo ou le Karaté. Nous n’avons par exemple pas de compétitions, car pas de règles limitantes, tous les coups sont autorisés : les doigts dans les yeux, les coups dans la gorge, les coups dangereux… Des techniques létales sont enseignées, toujours avec précautions et discernement, toujours avec un rappel à la loi, au cadre de la légitime défense ; mais l’idée est quand même d’apprendre ces choses aux gens, de les mettre en situation, de les confronter à la réalité, parfois de leur redonner confiance par rapport à des violences subies à l’extérieur, une expérience personnelle difficile. Chacun vient chercher et apporter des choses très diverses, se remettre en forme, se mesurer, se prouver des choses… Je crois qu’il y avait un peu de ça quand j’y suis allé, me prouver que j’étais capable de faire un cursus complet technique, que j’étais capable d’assumer des combats, que j’étais capable d’appréhender cette violence. Ça se retrouve chez tout le monde. C’est souvent le fil conducteur.

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On peut comprendre que dans un pays comme Israël ce soit enseigné aux civils, c’est un pays avec une situation instable. Par contre en France, on aurait tendance à se dire que le côté self-défense est moins nécessaire. Comme tu l’as dit certains viennent pour se remettre en forme. Tu as mentionné l’apprentissage technique également. Dans la salle d’entraînement, j’ai vu que les gens avaient des ceintures de différentes couleurs. Au début je ne pense pas qu’il y avait ce système de grades au sein de l’armée. Comment est structuré le Krav Maga aujourd’hui ?

Richard Douied a apporté un côté sportif exigeant à cette self défense, et a adopté très vite un système de ceinture comme dans les arts martiaux, pour structurer l’enseignement de toutes les techniques, graduellement. Aller ouvrir des clubs en Israël ,peut-être, puisqu’en fait on rebondit là-dessus. Tu vas me dire : « Mais que s’est-il passé entre Israël et la France ? Comment un pays qui est en état de guerre permanent approche le Krav Maga en comparaison avec un pays comme le nôtre ? » C’est simple. Chaque année on organise un stage en Israël pour faire découvrir à nos élèves le pays et la discipline à ses origines. Mais là-bas, quand tu fais ton service militaire, tu fais du Krav Maga. Les israéliens regardent d’un œil très amusé, et très surpris, l’implication des français qui font du Krav Maga pour le loisir. Ils ne comprennent pas que nous, en dehors de la menace, puissions pratiquer cette discipline et y trouver du ludique. Il y a un décalage parce qu’on n’a pas du tout le même quotidien, la même actualité. Du coup c’est plus difficile de leur faire pratiquer le Krav Maga dans une approche loisir. Pour l’instant c’est la nécessité, tu le fais parce que tu vas apprendre à t’en sortir. Le Krav Maga fait partie de l’un des modules de formation de l’armée. En France c’est différent. En plus on a une administration qui a arrêté le service militaire obligatoire. Finalement peut-être que les gens sont quand même contents d’avoir une chance de se former à ces techniques militaires. C’est possible, mais il y a aussi un phénomène de mode, de la même manière qu’à chaque fois que tu as un grand tournoi, un open de tennis, tout le monde veut rejouer au tennis derrière. Quand il y a un grand tournoi de judo, tout le monde a envie d’aller sur les tatamis. On ne peut pas dire qu’il y avait une opération de charme et de communication super bien faite avec le Krav Maga, mais on s’améliore. On est encore tout petit, et pas au rang de fédération comme le Karaté et le Judo, qui sont bien plus anciennes et ont bien plus d’adhérents. Mais soyons clair, ça plaît et c’est en augmentation constante. Tout ça ce n’est pas juste dû à la discipline, c’est aussi dû à la façon de l’enseigner. Si on reprend les origines et les premiers cours des années 80, on a beaucoup de gens avec un style… c’est délicat à expliquer comme ça, mais je sais que tu vas trouver les mots pour le faire. C’était un stéréotype au look paramilitaire avec, par exemple, le crâne rasé, très énervé, très musclé, avec une vraie envie d’en découdre, un peu caricatural peut être mais ce n’était pas une image dans laquelle le plus grand nombre se reconnaissait. Nous ce qu’on apporté ce n’est pas du Krav Maga en costume trois pièces, c’est vraiment une approche pédagogique. On y va en douceur, progressivement.

Tu as trouvé les mots !

(Rire) Oui c’est ça, on y va en douceur. Mais on n’évite pas les coups ! On apprend à les éviter, mais on ne leurre pas nos élèves. Pour preuve, il y a notamment le combat dur dont je t’ai parlé. Pour te répondre sur la façon dont le Krav Maga est structuré il faut savoir qu’il existe une Fédération Européenne de Krav Maga, la FEKM, présidée par Richard Douieb puis un responsable de secteur pour chaque pays européen affilié. En France Le krav Maga a été affilié à la fédération de Karaté, FFKDA. Cette collaboration a contribué, avec un gros travail de Richard Douieb, à rendre encore plus accessible et à encadrer davantage la discipline. Pour qu’elle soit mieux reconnue, qu’elle puisse croître et être encore mieux pratiquée. Puis une vision différente des développements futurs pour notre discipline avec la FFKADA a occasionné notre départ. Il existera sans doute un jour une fédération nationale, française de Krav Maga.

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Comment se passe les compétitions ?   

Chez nous il n’y a pas de compétitions. Les seuls combats qui existent sanctionnent un passage de grade, un niveau technique donc une ceinture. Nous avons un système qui va de la ceinture blanche, la première donnée, acquise, que tu ne passes pas, après on a la jaune, la orange, la verte, la bleue, la marron et la noire, à la suite de laquelle on a des paliers, jusqu’au cinquième Darga. A partir de la ceinture verte, tu as une partie de l’examen qui sanctionne un programme technique, donc la validation de ta maîtrise, et à côté de ça tu as l’épreuve combat, un combat dur où les coups sont portés. Bien sûr on est protégé avec gants, protège-dents, genouillère et la coquille. Les coups les plus dangereux sont mimés. Les coups de coude à la tête sont autorisés mais ne sont pas donnés à pleine puissance. Les doigts dans les yeux sont mimés aussi. Toutes les techniques de soumission qu’on peut retrouver au MMA ou au Jiu-Jitsu brésilien par exemple, des clefs qu’il y a en combat pro, peuvent se retrouver chez nous au sol. Evidemment on combat moins longtemps, chaussés ou pieds nus. Ce sont des formats de 2 fois 2 minutes. C’est un peu l’épreuve du feu pour nos étudiants. Moi qui viens de passer une ceinture, j’ai refais un combat dur aussi. On le fait à chaque fois qu’on passe une ceinture, avec un partenaire de même gabarit pas forcément du même âge.

Il n’y a pas besoin d’avoir un physique imposant pour en faire ?

Comme tu le vois, je n’ai pas vraiment un physique de déménageurs que tu peux croiser pour déplacer des pianos !  Encore une fois pas de prérequis physiques, tous les gabarits et morphologies se côtoient, femmes et hommes confondus.

Aujourd’hui tu es instructeur, mais tu as évoqué d’autres choses que tu faisais pour cette discipline.

J’adore l’enseignement, j’étais enseignant dans d’autres domaines avant, la notion de transmission est très importante pour moi, mais elle s’accompagne d’autres actions. Par exemple celle de faire connaître la discipline. On a beaucoup de communication par les réseaux sociaux, par les médias, par tous types de supports. C’est être présent sur des rendez-vous importants pour nous, pour la Fédération européenne, comme le stage d’hiver qui a lieu chaque année. On a plus de 400 personnes par jour qui viennent nous rendre visite. Ils viennent de toute l’Europe. Ce sont également des animations que nous organisons lors de Forums d’associations sur les communes où nous avons nos clubs, afin d’aller à la rencontre des gens. C’est aussi continuer à faire connaître notre rigueur pédagogique au plus grand nombre sur les programmes de formation dispensés. C’est être jury dans les passages de grade pour s’assurer de l’impartialité des juges, s’assurer que les élèves soient examinés dans les meilleures conditions, que nous sommes justes dans le commentaire et l’évaluation. C’est aller à la rencontre de pays où il y a d’autres courants du Krav Maga, et où le souhait de pratiquer un Krav Maga authentique existe. Il faut aller dans ces endroits pour démontrer, enseigner et former. C’est ce que l’on fait en Angleterre, secteur Royaume Unis de notre Fédération que je préside avec mon associé et ami Yann Veillerant. On s’occupe de fédérer le plus possible là-bas, à Londres, à Birmingham, et sur d’autres sites encore… Tout ça a commencé il n’y a qu’un an, c’est encore jeune.

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Tu as mentionné que tu avais d’autres activités à côté du Krav Maga, mais est-il possible d’en vivre ?

Bien sûr. Aujourd’hui le Krav Maga c’est environ 12 000 adhérents en France, plus de 15 000 personnes qui pratiquent en Europe, toutes personnes confondues, y compris les instructeurs. Que ce soit sous forme de cours collectifs, particuliers, d’événements, des stages thématiques ponctuels par exemple, il y a une possibilité de s’y retrouver et d’avoir des activités lucratives. Dans ce sens-là, les gens peuvent en vivre. Il y en a d’autres, comme moi, qui sont passionnés mais avec un pied dans le monde de l’entreprise, et qui concilient les deux. Mais aujourd’hui je ne peux pas faire que du Krav Maga, ce n’est pas possible. J’ai d’autres projets que j’ai initiés et qui me tiennent à cœur. Sinon je m’y serais volontiers consacré entièrement !

On a parlé de la France de L’Europe et d’Israël, quid des Etats-Unis ? Ils ont une influence considérable sur le monde occidental en termes de tendances.

Exactement. L’un des premiers lieux où on a eu une activité économique liée à notre sport, c’est aux Etats-Unis. Le Krav Maga est représenté par là-bas par Darren Levine, c’est quelqu’un qui appartient au même courant que Richard. Ce n’est pas développé de la même façon. Chez nous on est plus sous forme de dojo, on est dans des équipements on va dire plus sobres, plus dépouillés, ambiance rustique parfois. Peut-être que là-bas c’est sur des business models plus aboutis, donc plus d’argent pour déployer plus de moyens dans les équipements, dans les salles… Enfin c’est le même Krav Maga, et c’est fait avec la même implication.

Tu parles beaucoup de Richard. Tu en parles comme un sensei, comme un maître…  

Il ne serait pas forcement flatté qu’on dise ça. C’est quelqu’un d’assez humble. Ce n’est pas la reconnaissance qu’il demande. Moi je le considère, comme d’autres de la première heure, comme un sensei et un grand maître. Lui ne se perçoit pas comme ça.

Aujourd’hui il fait quoi ?

Il est une pièce maîtresse, une figure emblématique de la “planète” Krav Maga. Il est clairement celui qui nous écoute et nous accompagne dans le développement de nos clubs. Il est un peu le passeur de relais. Il a un tel niveau technique, une telle expertise, une telle passion qu’on a grand plaisir à le voir intervenir, mais lui veut nous passer le relais et nous laisser faire maintenant. C’est plus difficile de le faire venir aux grandes réunions de Krav Maga. Il assure toujours des cours mais avant tout il est présent pour nous accompagner dans le développement de la discipline, notamment notre projet en Angleterre, ou sur tous les nouveaux projets qu’on peut avoir. Il gardera encore longtemps une présence incontournable dans le Krav Maga.

Un dernier message pour finir ?

Quand est-ce que tu viens faire une séance d’essai ? (Rire)

Pour moi et pour ceux qui vont nous lire, pourquoi devrions-nous venir ? Au passage, le 92 c’est un peu loin du 19ème, est-ce qu’il n’y pas plus proche de chez moi ?

Bien sûr, il y a la salle mythique de Trévise, qui est la première salle où le Krav Maga a commencé à s’exprimer à Paris. C’est dans le 9ème, rue de Trévise, sous le théâtre de Trévise. Pourquoi commencer le Krav Maga ? Une première chose : venir découvrir pourquoi il y a un tel engouement. Rien de que de voir l’augmentation phénoménale de gens qui pratiquent la discipline, la curiosité peut être un premier moteur. Puis se rendre compte que la vie est faite de surprises. Je ne vais pas dire qu’au Krav Maga on apprend aux gens à être prêt à tout, on n’apprend pas aux gens à ne plus être surpris, mais il y a des aspects de la vie quotidienne, comme la sécurité, qui sont des sujets inévitables, et on y répond à notre façon. Je pense qu’on donne des clefs, de vraies clefs, aux personnes qui viennent suivre nos cours. Et pour conclure, contre toute attente, cette discipline qui semble ne répondre à aucune règles véhicule cependant des valeurs essentielles comme le respect, le courage, l’engagement…

Merci.

Merci à toi.

 

Pour plus de renseignements voici le site  du club : www.Kmc92.fr et celui de la Fédération Européenne de Krav Maga : http://www.krav-maga.net/ pour trouver la liste des clubs près de chez vous.

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