Gaylord, spécialiste comics

Temps de lecture : 18 minutes

Batman v Superman est sorti il y a une semaine. La saison 2 de Daredevil était disponible quelques jours avant. Peu de temps avant encore, Deadpool affolait le box office. En même temps, les séries Gotham et Marvel : les agents du S.H.I.E.L.D. sont diffusées sur les chaînes de la TNT. Vous pouvez retrouver les super-héros en dessins animés le dimanche matin aussi… Et il ne faut pas oublier Captain America: Civil War, blockbuster annoncé, qui sera au cinéma à la fin du mois. Les super-héros sont omniprésents sur nos écrans ! Pour comprendre ce phénomène, j’ai rencontré Gaylord Chesnay. Il a écrit sur cette partie de plus en plus prédominante de notre culture pour différents médias. Cette interview est l’occasion de comprendre d’où viennent les comics, ces BD américaines mettant en scène des héros dotés de super-pouvoirs ; où nous en sommes aujourd’hui, et comment ça peut évoluer dans les prochaines années.

 

Raphael : Comment es-tu tombé dans les comics ? Comment fait-on pour devenir un spécialiste des comics ?

Gaylord Chesnay : C’est très simple. À un moment tu ouvres un comics, puis tu tombes dedans. Moi, ça a commencé très très jeune. Tu as toujours un oncle ou un membre de ta famille qui a des vieux Strange, des vieux comics des années 70, qui t’en parle et te file un exemplaire en disant : je lisais ça quand j’étais jeune. Tu ouvres et t’es fasciné par ces images, par ces super-héros, par ces costumes un peu flashy, bariolés... Petit à petit tu rentres dedans. A l’époque j’étais jeune. Je suis parti sur d’autres trucs, des jouets, les Tortues Ninja… Je suis revenu sur les comics à l’adolescence. Je me souviens, il y avait un dessin animé, Spider-Man, le premier. Il passait sur une chaîne qui s’appelait je crois Télétoon. Je le trouvais super cool ce dessin animé. J’avais envie de prolonger l’aventure. J’allais chez mon marchand de journaux pour acheter le Spider-Man du mois. Dans les comics il y a souvent des vagues, des creux. Coup de bol, je suis arrivé au moment où débutait une grande saga de Spider-Man. Je ne suis pas arrivé en plein milieu, je n’ai pas été largué. Je n’ai pas été spécialement mis de côté. Je suis rentré directement dans l’univers. Par Spider-Man, je suis rentré dans Iron Man, Les Quatre Fantastiques, Thor… tous ces super-héros Marvel. Du coup, je suis très fan des lectures Marvel. Ce que je raconte là, ça s’est passé au lycée. C’était en 98 à peu près. Depuis je n’ai pas décroché. Après ça fluctue en fonction des séries. Parfois, j’en lis 5 d’affilée. Après, j’en arrête, j’en commence d’autres, mais j’ai toujours lu. Je suis passé à la VO, avant je lisais de la VF. Bref, ça ne s’est jamais arrêté, donc tu en lis, tu en lis, tu emmagasines des connaissances. Tu vas sur Internet pour te renseigner sur les personnages. Au bout d’un moment, tu te rends compte que tu connais beaucoup de choses.

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Là tu ne parles que des BD.  

Exactement.

Peux-tu nous parler brièvement de la genèse des comics ?

Il y a un point de départ qu’on situe aux États-Unis autour de la naissance de Superman, 1938. A l’entrée de la Seconde Guerre mondiale, tu as ce super-héros qui arrive et combat des nazis. Plus tard, il combattra des communistes, puis deviendra autre chose. C’est plus des outils pour sortir de ce climat de tensions au niveau mondial, de crises économiques… Pareil chez Marvel, ils ont créé Captain America un petit peu plus tard, en 1941. À la base, ce sont des personnages iconiques. Ils ont gagné leurs pouvoirs de façon très élaborée. Par exemple, Captain America, c’est un sérum qu’on lui a injecté. C’est des trucs très scientifiques, très maîtrisés. Le point d’ancrage des super-héros se situe donc à cette époque. Après, tu retrouves d’autres repères. En 1960, tu as une seconde explosion des comics, qu’on appelle l’âge d’argent, avant c’était l’âge d’or. L’âge d’argent est marqué par la création de plein de super-héros, mais qui sont beaucoup plus humains. On peut donner comme exemple Spider-Man, Les Quatre Fantastiques… Ce sont des super-héros qui ont aussi des pouvoirs grâce à des faits scientifiques, mais qui les reçoivent par accident. Ça change tout, ça les rend beaucoup plus humains. Ça tranche beaucoup avec ce côté demi-dieu iconique de Superman, les héros DC pour généraliser. Marvel avait Captain America dans ce rôle de demi-dieu iconique propagandiste.

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Il répondait d’une certaine façon à des peurs de la société de l’époque. Tu nous as parlé de Captain America par rapport à la Seconde Guerre mondiale. Qu’en est-il pour Spider-Man ou Les Quatre Fantastiques ?

Pour Les Quatre Fantastiques, ça fait écho à la course entre les États-Unis et l’URSS pour savoir qui enverra des hommes dans l’espace en premier, puis sur la lune. Spider-Man répond très simplement aux peurs adolescentes, le fait d’avoir des super-pouvoirs mais de ne pas être compris par la société. Il est toujours rejeté par ses camarades. Il est considéré comme un gosse par sa tante. Tu retrouves ça aussi chez les X-Men, le côté xénophobie. Vu que tu es différent, que tu as des pouvoirs différents, on te met en marge de la société.

Une grande partie du grand public connaît les super-héros par le cinéma, par le travail réalisé par Marvel. On peut aussi penser aux premiers Spider-Man de Sam Raimi, les Batman, les Superman… Aujourd’hui, ça a pris une ampleur considérable. Est-ce que des comics, des BD, continuent de sortir, ou est-ce que ce n’est qu’au cinéma, ou en série ?

De mon point de vue, j’ai l’impression qu’il y a vraiment deux pôles. D’un côté, il y a le cinéma qui digère 60 ans de super-héros. Les comics ont été des crash tests. Les studios de cinéma ont vu ce qui fonctionnait, ce qui ne fonctionnait pas, et ce qu’ils pouvaient donc adapter ou non en film. Maintenant ils se font plaisir. Ils sortent plein de films, des films très connectés les uns aux autres. C’est vrai pour les films et les séries. Ces dernières permettent d’expliquer le background autour, entre deux sorties de films, sachant qu’il y en a deux, trois par an. Entre temps, il faut maintenir le spectateur dans une espèce d’attente, de suspens. A côté de ça, les comics sont devenus un petit peu les produits dérivés des films. C’est devenu un produit merchandising alors que c’est l’origine. Pourtant, dans les comics, on continue d’explorer de nouvelles facettes, des questions très sociales. En parlant de ça, j’ai une héroïne qui me vient en tête, Miss Marvel. Elle est l’héroïne de son propre titre. C’est une adolescente, comme l’était Spider-Man à l’époque, mais qui a la caractéristique d’être musulmane d’origine pakistanaise. Ça répond à certains sujets qui sont dans l’air du temps.

Effectivement, on a vu que certains super-héros, dans les comics, sont incarnés par des afro-américains. La question de l’homosexualité chez les héros commence à se poser. Est-ce qu’on pourrait avoir un jour ça au cinéma ou en série ? Peut-être pas demain, mais est-ce que après-demain on pourrait imaginer, au cinéma, un Thor gay ou un Batman musulman ?

Dans les comics, il y a déjà presque eu le Batman d’origine musulmane. A l’époque où Batman avait sa série appelée Batman Incorporated, il avait des héros alliés dans différents pays. Son allié français, Nightrunner, venait de Clichy-sous-Bois et était musulman (N.D.L.R. : plus d’informations sur Nightrunner ici). C’était un bon Batman, très sympa à lire. Pour revenir à la question, je pense qu’au cinéma on est dans une grande mise en place de tout un univers, de toute une nouvelle façon de concevoir des films de super-héros. A l’époque, tu avais des films de genre, comme le Western. Maintenant le film de super-héros devient un genre à part entière. Encore une fois, nous sommes dans la mise en place pour le moment. Dans 10, 15, 20 ans, quand les acteurs actuels seront peut-être trop vieux, ou n’auront plus envie d’incarner ces super-héros, on pourra peut-être se permettre d’avoir de nouvelles figures pour les incarner. Par exemple Thor, en ce moment, dans les comics, c’est une fille. On pourrait imaginer dans 20 ans un Thor afro-américain, gay et unijambiste…

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Nightrunner

Thor est une fille ?!

Tu n’es pas au courant ? Thor est une fille en ce moment dans les comics. Le Thor que nous connaissons n’est plus « valeureux », et c’est ce qui lui permet de soulever le marteau. On ne sait pas encore comment, mais il a perdu son pouvoir. Il a perdu son statut. Un peu comme les tueuses dans Buffy (N.D.L.R. : référence à la série Buffy contre les vampires), il doit toujours y avoir un Thor. Je ne vais pas tout te dévoiler, ça sera peut-être quelque chose qu’il y aura dans les prochains films, mais un nouveau Thor est sélectionné. Il s’avère être une femme. Elle arrive à brandir le marteau. C’est une nouvelle Thor. Elle est dans son titre régulier, sa série à elle, publiée depuis le début de l’année.

Je vais vers le cinéma, et même les séries. Avant, on en avait de temps en temps. Il y avait des Batman et des Superman, puis des Spider-Man… Aujourd’hui, Marvel et DC font des planning de sortie de film sur plusieurs années ! Il y aura 3, 4, voir 5 films de super-héros par an, des blockbusters en puissance. Comment expliques-tu ce succès au cinéma ?

C’est des super-héros qui fonctionnaient dans les années 60 parce que les comics décrivaient notre société. Aujourd’hui, ils sont remaniés avec nos problèmes actuels. D’ailleurs, les super-héros, les films, sont plus dark, comme tu peux le voir chez DC, un Superman et un Batman plus sombres. Ils s’inscrivent plus dans l’ère du temps. Idem chez Marvel. On a certains super-héros un peu moins colorés que dans les années 60. Ça répond à une envie d’ancrer ces personnages, ces super-héros dans le réel. Ce sont des personnages qui ont finalement un côté humain. Le spectateur arrive facilement à s’identifier à eux. En plus, les studios arrivent à développer un univers cohérent. Les mecs aux manettes sont eux-mêmes fans de comics. Ils savent comment amener petit à petit le spectateur là où ils veulent. Il faut dire aussi qu’ils font des films de deux heures qui arrivent à résumer, avec plus ou moins de succès, 40, 50, 60 ans d’histoires. Qui plus est, ces histoires sont interconnectées dans les comics. Commencer à lire des comics maintenant, ça peut être un peu casse-gueule, surtout quand tu ne sais pas où démarrer. Cependant, Marvel a complètement rebooté son univers depuis quelques semaines. Tu as plein de nouveaux numéro 1. Tu peux plus facilement y entrer, mais les films restent une passerelle beaucoup plus évidente quand tu n’as pas forcément envie de dépenser beaucoup d’argent et de ton temps dans ce genre d’aventure.

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Des millions de gens vont voir ces films de super-héros, mais est-ce qu’il y a encore une communauté de lecteurs ?

Oui ! Je te parlais de la Thor fille et du Captain America afro-américain. Les comics sont toujours ce terreau d’expérimentation qui permet, toujours avec les mêmes figures, de les renouveler, de créer de nouvelles interactions, et même des fois des nouveaux super-héros. Par exemple, il y a un nouveau Spider-Man. Il est moitié mexicain, moitié afro-américain. Ils expérimentent vraiment avec les comics. Il y a moins de lecteurs et ça génère beaucoup moins d’argent que le cinéma, c’est clair, mais finalement les films n’existeraient pas sans l’histoire qu’il y a derrière dans les comics. On ne sait jamais. Peut-être que dans 20 ans, on aura au cinéma les histoires qu’on a actuellement dans les comics. A la base, le cinéma, c’est pour faire plaisir aux fans, pour qu’ils voient à l’écran ce qu’ils lisent en comics. C’est le fantasme de tous lecteurs de voir son super-héros en chair et en os. Si ça peut aussi fédérer les gens qui n’y connaissent rien, c’est parfait. C’est pour ça que les films fonctionnent, et que les comics, à côté, continuent d’exister. L’un ne peut pas vivre sans l’autre finalement.

Est-ce qu’il y a une rupture avec la communauté des lecteurs vis-à-vis des films ? On sait qu’il y a eu des changements scénaristiques. Je pense par exemple à Iron Man 3 et le rôle du Mandarin.

Il peut y avoir des fans extrémistes, même des fans extrémistes qui ne sont que du côté des comics. Je vais te donner un exemple qui s’est produit il y a plusieurs années. Spider-Man avait pris une direction complètement différente. A un moment, le diable en personne annulait le mariage entre Marie Jane et Peter Parker. Ça faisait tâche dans l’univers de Spider-Man. Les fans se filmaient sur YouTube en train de brûler leur exemplaire du comics en disant : « pour moi, ça n’existe pas, ça dit merde à 20 ans de comics et à un couple excellent, je rejette ça ». Il peut y avoir exactement ce genre de réactions vis-à-vis des films. Pour ma part, j’ai bien aimé Iron Man 3. J’ai bien aimé ce parti pris, un peu couillu, de prendre le Mandarin, de te le montrer comme LE Mandarin (N.D.L.R. : c’est l’un des ennemis les plus puissants d’Iron Man dans les comics) dans la bande annonce, puis dans le film ils démystifient complètement le truc. J’ai adoré ça. J’ai adoré parce que je ne suis pas un lecteur qui veut qu’on reproduise fidèlement ce qu’on voit dans les comics. Ça ne m’intéresse pas. Je veux que le film soit bon et cohérent avec lui-même, même si l’histoire est décalée et prend quelques libertés par rapport aux comics. C’est ma vision à moi. Ensuite, c’est vrai qu’il y a des fans qui rejettent complètement cette vision des choses. Ils gueulent à la moindre incohérence. Ainsi moi, le second Avengers, je l’ai beaucoup moins aimé alors qu’il est très fidèle à ce que pourrait être une baston entre Ultron, le robot fou démoniaque, et les Avengers. Pour moi ça n’a pas pris. Pourquoi ? Parce que c’était un peu une redite du premier Avengers et avec des enjeux pas très clairs. Finalement ce qui perdait le film je trouve, c’était ce côté beaucoup trop connecté aux autres films. On te montrait trop qu’un gros truc se préparait au lieu de se concentrer sur une histoire. Iron Man 3 justement est un peu déconnecté du Marvel cinematic universe, il se contente de raconter dans son coin une histoire qui fonctionne.

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On sentait que le second Avengers préparait ce qui arrive, Civil War (N.D.L.R. : le prochain Captain America).

Entre autre…    

En tant que non-spécialiste, je n’ai pas vu les autres choses que ça annonçait… On va en bouffer si je puis dire pendant les 10, 15 prochaines années d’une manière assez intensive. Est-ce qu’il n’y a pas un risque ? Tu parlais des westerns dans l’une de tes réponses. Aujourd’hui, à part Tarantino, plus personne ne fait de western.

Je suis tout à fait d’accord avec cette vision des choses… 3, 4 films par an, c’est quand même énorme. Finalement, tous les 3 mois tu vas au cinéma voir un film de super-héros. Avant ça, on en réclamait et il n’y en avait pas. Maintenant, il y en a trop, et avant de penser à une histoire, on pense à comment la connecter, l’imbriquer dans un univers pour créer quelque chose d’immense. Ça ne s’est jamais vu au cinéma, créer des films qui se suivent constamment. Au final, c’est comme si tu as un film qui n’est pas vraiment une suite par rapport au précédent, mais qui reste dans le même univers. C’est un univers partagé. Personnellement, je pense que ça va se casser la gueule, parce que ça manque de vrais réalisateurs. Aujourd’hui, les réalisateurs sont des Yes Men qui sont engagés pour suivre un cahier des charges. C’est un peu le souci chez Marvel, et même chez DC je pense, mais dans une moindre mesure puisqu’ils sont moins en train d’étendre leur univers. C’est ce côté « j’ai un cahier des charges, il ne faut pas trop sortir du comics, il faut faire un truc plutôt digeste tout en restant dans le cadre des 2h, 2h30. » Au bout d’un moment, ça lasse. Encore une fois, tous les 3 mois on se mange ce genre de blockbusters. À la base, je n’ai rien contre les blockbusters. J’adore voir des films très cons, très bourrins, très explosifs, mais à la longue, tu sens que l’enjeu ne se renouvelle pas. Pour le coup, depuis Avengers 2, je suis un peu méfiant vis-à-vis de cette pratique.

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Une question pour finir, les comics ont envahi le cinéma et l’univers des séries. Culturellement c’est énorme. Cependant il  reste un domaine à conquérir pour les comics : le jeu vidéo. A part Batman, aucun super-héros n’y a percé. Déjà comment expliques-tu que les comics ne soient pas aussi phénoménaux dans les jeux vidéo qu’au cinéma ? Et penses-tu que ça va changer dans les prochaines années ?

Je commence par le cas de Batman. Il a fallu quand même beaucoup beaucoup de tentatives, beaucoup d’adaptations avant d’avoir celui de Rocksteady (N.D.L.R. : studio de création de jeux vidéo), que j’ai trouvé pour ma part plus que correct. J’ai adoré le premier, celui qui se déroule dans l’asile d’Arkham. Le dernier, je l’ai trouvé un peu moins bon. On est quand même passé par 20 ans de Batman en jeu vidéo. Il y en a eu des pas mal, mais il y en a aussi eu des très mauvais. Il y a eu un Superman absolument infâme. C’est un personnage très dur à adapter. Il peut littéralement aller partout. Créer un open world où tu n’as pas de limites, ça ne s’est pas encore fait. C’est en train de se faire sur des jeux vidéo comme Elite : Dangerous où tu peux voyager dans l’espace comme tu veux. C’est un autre sujet. Je pense que les jeux vidéo, c’est comme les films. A un moment, il faut qu’il y ait une cohérence qui s’installe, une volonté de faire quelque chose de solide. Au début du Marvel cinematic universe, avec Iron Man, Captain America et Thor, on était encore dans une époque où chaque film avait son jeu vidéo dédié, un jeu développé à la va-vite, un jeu qui ne fonctionnait pas. C’était un produit d’appel qui disait : « t’as aimé le film ? Achète le comics et joue aussi au jeu vidéo à 70 euros. » Les jeux étaient très mauvais, très moyens. Ils ont même complètement arrêté de faire ça. Maintenant, c’est plus des jeux mobiles, RPG, jeux d’action, beaucoup moins gros que ce que peut être un Batman. On est moins dans des super-productions. Ça peut reprendre au bout d’un moment. Dernièrement, il y avait les Amazing Spider-Man, qui n’étaient pas terribles aussi. Ils reprenaient la trame des films de Sony. Je crois que ce n’est pas évident de faire des jeux vidéo de super-héros. On a cette chance avec Batman qu’il soit un super-héros très terre-à-terre. Il a finalement des moyens assez limités, mis à part le grappin qui lui permet de planer à travers la ville. Il a aussi des vaisseaux et des trucs comme ça, mais si on le met juste à Gotham, dans un quartier précis, à tabasser des vilains finalement aussi très terre-à-terre, ça fonctionne. Tu regardes le reste, ça prend tout de suite une autre ampleur. Thor par exemple, tu ne peux pas ne pas l’envoyer dans l’espace, dans les 9 royaumes d’Asgard, et tu as encore d’autres royaumes. Il y a beaucoup de choses à mettre en place.

Merci.

Je t’en prie.

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