Jazzy Bazz, le mic et la plume

Temps de lecture : 18 minutes

MC du 19ème, technique, avec un flow qui sent bon les plus belles années crades, Jazzy Bazz fait partie de cette génération de rappeurs qui, sans vivre dans le passé, se retrouve artistiquement dans le hip-hop des années 90. Entre ses projets solo, Cool Connexion (son groupe), Rap Contenders (Ligue de battle à la 8 miles), Grande Ville ou L’Entourage (ses deux collectifs), vous avez peut-être déjà entendu ses rimes. Si ce n’est pas le cas, séance de rattrapage avec l’un de ses classiques :

A l’époque où j’ai grandi dans le 75019, en même temps que Jazzy Bazz, si vous aviez des affinités avec la culture hip-hop, vous avez forcément essayé de rapper, danser, graffer ou devenir sportif professionnel. Jazzy Bazz n’y a pas échappé. La plupart se contente de lâcher des semblants de punchlines dans des halls d’immeubles pour occuper les heures de galères, ou de graffer le mur d’une école primaire d’une lettre qui ne veut rien dire ; puis ils abandonnent par manque de talent, d’envie ou de chance. Par contre, quand le “gamin” a du talent, l’histoire prend un autre tournant.

Raphael : Tu te revendiques comme un rappeur du 19ème, tu y vis depuis combien de temps ?

Jazzy Bazz : Ça fait 20 ans. A la base je suis né dans le 20ème. J’ai fait mes premières années dans le 18ème, de 0 à 6 ans, et de 6 ans à bientôt 26 ans, j’étais toujours au même endroit. Enfin dans deux endroits vu que mes parents sont divorcés, mais les deux habitent dans le 19ème.

A quel âge as-tu commencé à écrire tes premiers textes ?

Au collège, à l’époque où j’étais à Henri-Bergson. J’ai commencé quand j’étais en 3ème, donc ça fait quel âge… Ça doit faire 14, 15 ans.

Pourquoi as-tu commencé à écrire ?

On était un groupe de potes, pas que des gars d’Henri Bergson, c’était pas mal avec des gars du 20ème, avec mon pote d’enfance. On voulait faire de la musique. Tout le monde rappait, chantait et tout… Donc je m’y suis mis un peu comme ça, pour faire un peu avec les potes, partager la passion. Je suis rentré dans ce délire.

Avant ça, comment es-tu rentré dans la culture hip-hop ?

C’est une culture qui a tellement imprégné la jeunesse que forcément, depuis que je suis tout petit, j’ai eu des albums de rap, par mon cousin, par des potes. C’est venu assez naturellement. Depuis que je suis petit j’écoute beaucoup d’artistes, de rap français surtout, mais comme presque tous les jeunes je pense. Moi ça m’a particulièrement parlé. J’étais très fan de rap depuis la primaire.

Comment ça c’est passé la première fois que tu as osé dévoiler tes textes, tes morceaux ?

La toute première fois qu’on a fait un concert, c’était au lycée. Il organisait une fête et avec mon groupe on a participé. C’était la première fois, vraiment, que je faisais un concert en public. Je devais avoir 17 ans. C’était cool.

Au sein de ta famille, ils ont rapidement compris que tu avais des affinités avec le hip-hop ?  

Mon père savait car il est musicien. Depuis le collège, quand j’ai commencé, on enregistrait chez lui. Il avait un micro. Mon père savait totalement que je faisais un peu de rap. Ma mère par la même occasion savait. C’était vraiment un délire au début, c’était pas très important. Quand c’est devenu un peu plus sérieux… Ils l’ont su aussi, puisque je ne cache rien à mes parents de manière générale.

Ils t’ont toujours soutenu ? Beaucoup de gens ont des à priori négatifs sur cette musique.

Mon père connaissait déjà, il écoutait Gang Starr, des trucs comme ça. Il connaît. Ça ne lui pose pas de problèmes. Le seul problème que ça a pu poser, c’est quand j’ai arrêté les études pour ne faire que du rap. Ça a un peu plus dérangé ma mère. C’est sûr que quand tu fais des choix comme arrêter les études pour faire du rap, tu peux être incompris. Sinon le simple fait d’avoir une passion qui est le rap ça n’a pas posé de soucis. Après il y a des parents qui ne comprennent pas, ça c’est clair, mais moi ce n’était pas mon cas et j’en suis content. Le problème s’est posé quand j’ai arrêté les études.

A quel moment as-tu décidé de te consacrer au rap, et donc d’arrêter les études ?  

J’ai passé mon bac, ensuite j’étais à la fac, mais j’ai jamais dépassé la première année. J’étais ce genre de branleur classique que tu rencontres un peu dans le fond de l’amphithéâtre, qui rigole, qui ne travaille pas vraiment et vient très très rarement. J’ai jamais vraiment passé les examens donc je tournais vachement en rond niveau universitaire. Du coup quand j’ai eu l’opportunité, qu’on a commencé à avoir un public, à être un peu reconnu dans le rap, je me suis dit que ça faisait déjà 4 ans que j’étais en première année de fac… Donc vas-y j’arrête. J’abandonne. On parle d’un abandon en fait.

Comment es-tu passé du premier concert organisé par ton lycée à aujourd’hui, être une valeur reconnue du rap français ?

Même à l’époque où j’étais à la fac je ne faisais même plus beaucoup de rap. J’en faisais légèrement, vraiment occasionnellement. Je ne me donnais pas à fond. C’était une période où je branlais rien, à tous les niveaux. Par contre quand on a commencé à faire les Rap Contenders, les trucs comme ça, et qu’il y a eu beaucoup d’engouement, je me suis dit que je pourrais faire du rap sérieusement. A partir de là j’ai fait un premier projet, gratuit sur internet. J’ai fait 3 Rap Contenders. Après j’ai fait un album avec L’Entourage (NDLR : pochette ci-dessous). Maintenant je prépare mon premier album. C’est à partir des Rap Contenders que je me suis dit que j’allais vraiment me consacrer au rap.

Avant les Rap Contenders, tu avais déjà sorti quelques sons, tu faisais déjà parti de L’Entourage.

Avant les Rap Contenders, L’Entourage et Grande Ville existaient déjà. On formait déjà un grand groupe d’amis avec une passion commune pour la musique. Avant ça on se réunissait très souvent pour s’entraîner, pour rapper, pour partager nos textes, faire des sons avec les potes producteurs… Il y avait une certaine émulation artistique, bien avant les Rap Contenders bien sûr, mais c’est les Rap Contenders qui ont fait que je me suis dit que je pourrais arrêter la fac, ce qui est certainement une mauvaise idée, et me consacrer au rap. Avant ça, j’étais un branleur parce que je faisais pas beaucoup de textes, mais on était actif, on se déplaçait beaucoup dans les open mic.

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Comment as-tu rencontré tous ces gars avec qui tu formes L’Entourage ?

En fait c’est notre passion commune qui a fait qu’on s’est tous rencontré. On devait finir par se croiser parce qu’on était tous dans le même délire. C’était rare à l’époque chez les mecs de notre âge. Dans mon lycée je crois qu’il y avait deux gars qui faisaient du rap 90’s et un seul avec des rimes multisyllabiques… C’était moi ! A l’époque où on se rencontre tous, on est une trentaine de MC à se réunir régulièrement sur un terrain vague, c’est l’époque dite de L’Ermitage. Moi j’organisais ça avec Poochkeen notamment, parce que j’ai cet instint d’orga, j’suis le genre de pote qui organise les foot ! Tous les gars de L’entourage je les ai rencontré à cette époque, de manière assez naturelle. « C’était écrit » comme dirait notre son ! (NDLR : son à écouter ici)

Tu as parlé des Rap Contenders, que ça avait été ton tremplin. Dans ton battle avec Wojtek, il dit que tu n’es pas passé par la draft, par le processus de sélection en amont. Comment y es-tu arrivé et pourquoi vouloir le faire ?

Je suis arrivé à la seconde édition du Rap Contenders. Au début c’était nouveau. Personne n’en faisait. Personne ne faisait des battle acapela préparés en France. La première édition a été la première apparition de cet exercice. Moi j’étais spectateur de l’édition 1, j’accompagnais tous mes amis qui y participaient : Deen Burbigo, Alpha Wann, Eff Gee, Nekfeu… Le concept m’a plu et j’ai eu envie de participer à la seconde, donc je l’ai directement fait savoir aux organisateurs. Mes amis, toute la bande, ont recommandé à l’organisateur de m’engager dans un truc de confiance. Eux-mêmes faisaient partis des premiers participants. Ils avaient cette relation de confiance avec Dony S (NDLR : créateur des Rap Contenders), donc plutôt que de me faire passer par les tests, il m’a directement programmé pour la seconde édition. La draft s’est organisée après l’édition 1. Pour la première édition il n’y a eu aucun essai pour personne. Dony S et son équipe ont dû trouver des gens. Les grosses têtes du rap n’étaient pas chaudes. Il a trouvé Alpha, qui participait aux End of the Weak (NDLR : scène open mic), Alpha a prévenu l’équipe.

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Tu as fait 3 battle. Tu es sorti vainqueur de ces 3 battle. Tu as gagné le titre. Depuis tu n’es pas revenu, tu ne l’as pas remis en jeu. Pourquoi ?

On ne m’a pas revu au Rap Contenders car comme tu dis j’en ai fait 3, dont un pour le titre. Je suis un peu allé au bout du processus. Entre temps j’ai voulu me consacrer plus à la musique. C’est un très grand honneur d’être connu par rapport aux clashs, mais ma discipline première, c’est faire du rap enregistré, faire des chansons… Je me suis concentré sur un projet, ce qui ne m’a pas empêché de faire un battle quand même après, puis je me suis concentré sur l’album de L’Entourage, et j’ai commencé à travailler mon premier album. Faut voir aussi contre qui je pourrais faire un battle motivant. Ils y en avaient qui attendaient peut-être une revanche contre Wojtek, mais je l’ai déjà rencontré… Je préfèrerais rencontrer une nouvelle personne, bien que pourquoi pas mais bon, je n’ai pas un engouement de ouf pour réaffronter quelqu’un. Là il y a une nouvelle saison des Rap Contenders où il y a des gars qui se démarquent pas mal, attendons le moment où il y aura un gars qui se sera démarqué de ouf pour peut-être revenir, faire un gros battle, l’ancien contre le nouveau, ça peut être cool. Moi j’ai jamais fermé la porte à un Rap Contenders. J’ai fait 3 battles, c’est déjà pas mal. Il y a des gens qui en ont fait plus, il y a des gens qui en ont fait moins. Il y a plein de bons battles MC, mais je peux pas affronter tout le monde. C’est vrai que dans mes objectifs personnels, en ce moment, c’est d’essayer de me concentrer sur ma musique. J’essaie de me concentrer sur mon album. En plus, je veux faire quand même beaucoup d’albums tu vois. Mais je n’ai jamais fermé la porte. Je sais que l’envie de faire un clash est toujours là. Quand il y aura vraiment une opportunité de faire un gros battle, que j’aurais le temps, que j’estimerais que j’en peux plus, qu’il faudra que je le fasse, alors je le ferais.

Passons à ta carrière solo. Tu as sorti un premier projet (NDLR : visuel ci-dessous) qu’on peut apparenter à une mixtape gratuite, que tout le monde pouvait télécharger sur le site de Grande Ville. Tu dis vouloir sortir beaucoup d’albums. Aujourd’hui tu en es où artistiquement ?  

Le premier projet était un EP/mixtape. EP parce que c’est 9 titres, c’était un format moyen . Mixtape parce que c’est un mélange de faces A et face B. Ce n’était pas sérieux comme un album. Premier projet gratuit, c’était surtout pour envoyer un premier truc. Là je bosse un album. On s’applique à 4000%. Je me souviens plus de ta question….

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T’en es où aujourd’hui artistiquement ?

J’en suis là. J’en suis au premier album. Si je vois plus à long terme c’est vrai que j’aimerais en faire plus d’un. Là l’important c’est de se consacrer sur le premier, que se soit un putain d’album dont je sois le plus fier possible. L’album est très bien avancé. La plupart des sons sont en mixage, donc je sais déjà plus ou moins à quoi il va ressembler. J’en suis fier. Dés qu’il sera bien fini, que je pose les derniers trucs que j’ai à poser, je partirai sur le second.

Sans trop en dévoiler, ce premier album sera-t-il fidèle au Jazzy Bazz qu’on connaît, ou doit-on s’attendre à des surprises ?

Il sera fidèle car je pense pas que tu te diras « c’est qui ce mec je le reconnais pas », surtout parce que les textes ont le même fond. La forme sera assez différente pour pas que tu te dise « c’est la même chose ». Mais c’est pas en ça que j’espère surprendre. J’espère juste qu’on trouvera la qualité inattendue, même ceux qui ont une très grande confiance en moi. On reconnaîtra ma vibe, sans problème. Les instrus qui me parlent je les choisis en fonction d’un dénominateur commun, peu importe le tempo ou l’instrument. C’est une émotion que je retrouve peu importe les musiques. Que ce soit du classique, du jazz, de la bossa, de la chanson française et bien sûr du rap. C’est juste des notes qui me parlent. Je choisis celles qui me parlent le plus pour écrire, qui ont une sorte d’âme à laquelle je suis sensible. Je ne pense pas que l’album surprendra de manière négative genre « qu’est c’que t’as foutu ». J’espère que ça surprendra de manière positive. J’espère que la progression entre la mixtape et l’album sera remarquée, qu’on ne regrettera pas « l’ancien Jazzy ». On ne peut jamais savoir. Il y a beaucoup d’interrogations quand t’es artiste et que t’as pas sorti de choses depuis longtemps. J’essaie de tout donner dans les lyrics. J’ai des prods que j’estime excellentes, et avec Lionel El Sound, mon ingénieur du son et ami, on s’applique sur la réalisation de l’album pour qu’il soit parfait. J’espère qu’en ce sens, la surprise sera de voir qu’on s’est appliqué à faire quelque chose de bon. Après ça plaira à qui ça doit plaire.

Je n’ai pas envie de te poser la même question qu’on a déjà dû te poser des centaines de fois sur tes influences hip-hop. Je voudrais te demander si tu étais influencé par des écrivains, des poètes… par des artistes qui ne sont pas liés au hip-hop.

Ce qui est hors hip-hop et qui me touche au niveau des paroles, c’est des artistes de la chanson française comme Léo Ferré, Georges Brassens et Claude Nougaro. Du coup je m’intéresse aussi à leur méthodologie de travail. Léo Ferré dit que « Avec le temps », il l’a écrit en une heure. Je n’en doute pas, c’est un génie. Après, Georges Brassens, par exemple, te dira que pour chaque chanson il s’enferme chez lui pendant une semaine, que ses amis doivent le prévenir très longtemps avant pour frapper à sa porte, parce que pendant une semaine il se bousille, donc c’est très appliqué. Chacun sa méthode de travail. Il y a des gens qui en une heure peuvent te faire des choses que personne ne fera en un mois. Ce n’est pas un problème de combien de temps tu mets sur la création c’est le résultat qui importe. Ces artistes m’impressionnent beaucoup. Après en terme de choses non-musicales, je ne lis pas énormément. Je n’ai pas vraiment d’auteurs à proprement dit qui m’aient influencé. Par contre je suis très influencé par les films. L’univers, l’ambiance, que tu peux retrouver dans certains films ont un impact sur ma musique.

Tu peux nous donner quelques exemples de films qui sont tes classiques, où tu aimerais que ta musique soit la bande-originale.  

Il y a quelques films qui m’ont vraiment marqués. Ils ne m’influencent pas directement dans un sens concret, dans un sens où l’on pourrait le retranscrire, c’est plus des émotions. Je me définis comme un grand fan de Stanley Kubrick. J’adore 2001 : l’Odyssée de l’espace. C’est vrai que parfois mon délire peut être un peu astral et cosmique. En soit ça peut se rejoindre, après la bande-originale de ce film c’est de la musique classique. Je ne pourrais pas faire la BO car mettre du rap, aussi bon soit-il, bousillerait le film. Ça pourrait être drôle d’essayer, je te le cache pas, mais ce serait juste drôle je pense. La musique de ce film est d’une telle importance. D’ailleurs je l’écoute souvent sans regarder le film… Il y a un autre film qui me fait le même effet, et dont j’écoute souvent la BO, c’est Il était une fois en Amérique. Quand j’écoute la BO, je te cache pas que je me crois dans le film. Je l’écoute souvent dans la rue. La BO est d’Ennio Morricone et c’est incroyable. Idem je ne pourrais pas la remplacer, à aucun moment. C’est juste exceptionnel. Ces films m’influencent dans le sens où c’est une création artistique qui me plaît dans l’émotion. Quand quelqu’un crée ce genre de film, Sergio Leone pour Il était une fois en Amérique, ou Kubrick pour l’Odyssée de l’espace, il arrive à travers un procédé artistique à renvoyer quelque chose de très précis et très fort. C’est ce qu’on essaie de faire aussi avec la musique. C’est ce qui m’influence. Par exemple, une chanson, tu te dis elle va peut-être parler de ci, de ça, j’ai envie qu’elle dégage telle émotion. Le challenge pour un créateur, un artiste, c’est de réussir à dégager cette émotion. Voilà pourquoi des chefs d’oeuvre vont m’inspirer. C’est la beauté de la performance. Je suis influencé par la beauté des performances, peu importe le domaine. Ce qui peut me mettre la larme à l’œil, au-delà des choses tristes, c’est quelque chose de bien fait, tellement bien fait que je trouve ça émouvant.

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Tu parles de l’art, en général, qui au final doit réussir à toucher. Toi même tu n’as pas fait que de la musique. Tu as fait du graffiti aussi. Il y a d’autres disciplines dans lesquelles tu veux t’exprimer, le cinéma, la vidéo par exemple. Quand on regarde ton clip 64 mesures de spleen, l’image est super importante. Donc à part le son et l’écriture, as-tu envie de t’essayer à d’autres « arts » ?

De manière indirecte, vu que je prépare mon album solo, je vais être plus impliqué que jamais sur les clips. Sur les premiers qu’on prépare avec les amis réalisateurs qui travaillent dessus, je participe pas mal à l’élaboration, je mets mon grain de sel dans le sens où, avec mon goût pour le cinéma, même si c’est très différent, c’est un exercice qui me plaît. Celui qui a réalisé 64 mesures de spleen c’est Clifto Cream, là on va commencer à mettre en place un autre clip. C’est quelqu’un en qui j’ai une grande confiance artistique, et lui en moi. Du coup on peut travailler pour essayer de faire des clips qui soient artistiques. Pareil avec Dijor Smith, Jules & Joseph, Valentin Petit, Syrine Boulanouar… tous ces gens avec qui je travaille pour les vidéos. C’est quelque chose d’artistique de ouf. Aujourd’hui l’image est très importante comme tu le dis, parce que beaucoup de chansons auront un clip et seront connues, partagées, voir simplement écoutées uniquement par le biais du clip. Et le clip permet, quand il est réussi, de décupler fois mille l’ambiance de la chanson. Aujourd’hui ça marche comme ça, c’est très intéressant. La vidéo c’est ultra passionnant, du coup je m’y consacre aussi. Je travaille avec les réalisateurs et je m’implique. J’aimerais bien aussi dans le futur essayer de jouer, en tant qu’acteur, si des opportunités s’offrent à moi. J’aimerais m’y essayer. Le graffiti c’était vraiment comme j’ai commencé le rap, c’était par une sorte d’engouement dans un groupe d’ami. J’ai graffé, enfin j’ai graffouillé, mais j’ai jamais atteint un niveau intéressant. Je suis resté à l’étape de débutant. Dans le rap aussi à la base j’étais très nul, comme tout le monde quand on commence quelque chose, sauf les grands génies sortis de nulle part, extraterrestre, chose que je ne suis pas, mais à force de persévérance, comme c’était le domaine qui m’attirait le plus, j’ai pu faire des choses dont je suis content. Le graffiti ce n’était pas le cas. Pareil, si un jour je veux jouer comme acteur, j’aimerais essayer de travailler, beaucoup, pour proposer quelque chose d’intéressant, comme j’espère le faire avec le rap.

Un dernier message pour finir ? Un truc que tu aimerais dire ?

Qu’est-ce que j’aimerais dire … J’aimerais dire paix, amour, unité, faites la fête, amusez-vous et c’est génial. Voilà, c’est tout ce que j’aimerais dire.

Merci

 

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