Kevin Straszburger, skate et innovation

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Le skate est un sport paradoxal. Relativement récent, il jouit déjà d’une popularité que de nombreuses disciplines pourraient lui envier. Malgré ce succès, ce sport, ou devrais-je dire cette culture, a réussi à préserver son côté marginal, sa liberté, son essence. Par exemple, je ne vois pas une seule seconde un skateur payer une licence pour pratiquer. Pourtant il existe une fédération française, mais je n’arrive pas à l’imaginer. C’est contraire aux valeurs intrinsèques de cette culture, enfin à la vision que j’en ai. Cela va peut-être changer avec les jeux olympiques d’été de 2020 qui se dérouleront à Tokyo. Le skate deviendra officiellement une discipline olympique.

L’esprit du skate a beau être toujours vivant et fidèle à lui-même, il n’échappe pas à son époque. Le skate est désormais considéré comme un marché, un marché en pleine expansion qui plus est. Il n’est donc pas étonnant qu’il ait été pris d’assaut par les multinationales, Nike en tête. Autre changement majeur, l’avènement d’internet et des réseaux sociaux. Les vidéos ne sont plus sur VHS mais sur Facebook, YouTube Instagram, Snapchat… Cependant, il y a une tendance à laquelle le skate semble être imperméable : l’innovation.

Ainsi, à l’heure où tous les objets, aussi banals soient-ils, sont connectés, il n’y a pas d’offre sur le marché pour un vrai skate connecté. Pourtant il y a eu des initiatives. Kevin Straszburger a lancé sa start-up, Krak, il y a plusieurs années, avec pour objectif de commercialiser un tel produit. Aujourd’hui, cet ambitieux projet ne semble plus être d’actualité. En tout cas, il n’y en a aucune trace sur le site officiel. Cela pose la question de l’innovation dans le skate. Est-ce possible ? Est-ce trop tôt ? L’innovation à tout prix, propre à notre époque, est-elle compatible avec l’aspect libertaire du skate ? Kevin Straszburger oscille au quotidien entre l’esprit du skate et l’esprit entrepreneurial. Rencontre.

 

Raphael : Peux-tu présenter Krak ?

Kevin Straszburger : Krak est une entreprise qui a pour objectif de créer des outils pour les skateurs. Nous sommes des passionnés. J’ai commencé à skater à 13 ans, et c’est une bonne partie de ma vie depuis.

Est-ce que tu définis Krak comme une start-up ?

On s’est défini comme une start-up. Aujourd’hui, de moins en moins, voir plus du tout.

 

 

Pourquoi ?

Tout d’abord, nous sommes sortis du cliché de la boîte purement “tech” qui veut avoir une croissance folle avec une vision à très court-terme. Une start-up se concentre sur un produit et ne fait que ça. Elle cherche à croître le plus vite possible. L’objectif est d’en sortir au bout de 3, 4 ans en la revendant ou en levant des fonds. Finalement, ce n’est plus ta boîte au bout d’un moment.

Avec Krak, nous avons décidé assez rapidement de sortir de ce schéma. Aujourd’hui, nous ne nous définissons plus comme ça. Nos exemples sont plus à chercher du côté de marques comme Patagonia. Ce sont quasiment des boîtes familiales. Le succès, nous le voyons dans la longévité. Nous nous disons que Krak est la boîte de notre vie. Nous espérons être encore là dans 50 ans. Nous en vivons, nous la faisons grandir. Au final, nous nous voyons comme une entreprise, dans le sens plus classique du terme.

En quelle année as-tu lancé Krak ?

Administrativement parlant, nous avons monté la structure en mars 2014.

Comme vous avez commencé en tant que start-up, vous étiez dans ce circuit. Vous êtes passés par Numa, un incubateur de start-up basé à Paris. Vous êtes également passés par Londres et Los Angeles.

Oui, au début, nous avons eu un parcours très start-up. Effectivement, nous sommes rentrés au Numa, qui s’appelait encore le Camping. Avec du recul, je pense que c’était une bonne idée. Ca a un peu marqué le début de l’aventure. A ce moment là, je vivais encore à Singapour. Je démissionnais pour lancer Krak. J’avais trouvé des potes qui étaient prêts à me suivre. Nous nous sommes tous retrouvés à Paris. Nous avons été pris au Numa. Ca a permis de tous nous réunir dans un même lieu.

A l’époque, nous étions sur un seul produit, qui était très “tech”, très innovant, dans la mouvance des objets connectés. Forcément, ça faisait beaucoup plus start-up. Dans ce cadre, ça faisait sens d’aller chez Numa. Après, nous avons évolué. De Paris, nous avons fait un petit détour par Londres avant de s’installer à Los Angeles. Là, l’équipe s’est réorganisée. C’est aussi ce moment qui a marqué le début de Krak tel que l’entreprise est aujourd’hui. C’est à dire un changement de produit, un changement d’orientation. C’est là que nous avons lâché l’idée de start-up pour construire une boîte durable, une boîte qui prend son temps.

 

 

Maintenant vous êtes à Berlin. Pourquoi cette ville ?

Nous avons passé quasiment tout 2014 à Los Angeles. Sur les six que nous sommes, qui travaillons à plein temps, nous étions trois là-bas. Nous y avons monté la boîte. Nous y avons lancé les produits que nous proposons aujourd’hui. A un moment, nous avons eu envie de quitter les Etats-Unis. Ca venait d’une envie privée. Los Angeles est une ville géniale. Les USA sont un super pays d’un point de vue professionnel. Sur un plan privé, c’est une société un peu cassée, dans laquelle moi, et le reste de l’équipe, ne nous retrouvions pas. C’était vraiment cool comme expérience mais nous avions envie de changement. C’est pour ça que nous sommes revenus en Europe, mais la boîte est toujours américaine. J’y retourne tous les trimestres.

Berlin, c’est venu en plusieurs temps. Nous nous sommes mis devant une carte, et nous nous sommes demandés où nous voulions aller. Nous avons procédé par élimination. Paris ? Nous n’avions pas envie de rentrer en France. Ensuite, tu regardes les grandes villes du skate en Europe. Berlin est dedans, tout comme Londres et Barcelone. Nous avons rapidement éliminé Londres car c’est trop cher, et trop pluvieux. Le débat s’est concentré sur Barcelone et Berlin. D’ailleurs, nous avons passé presque un trimestre entier à Barcelone. Ensuite nous avons passé un trimestre à Berlin. Nous sommes tombés amoureux de la ville donc nous sommes restés.

La scène skate locale est assez intéressante. C’est sûr qu’il y a moins de skateurs qu’à Barcelone, mais c’est une scène assez créative avec un bon impact. Etant donné que c’est une ville moins accueillante pour le skate de prime abord, ça crée une communauté dynamique qui prend des initiatives. Il faut aussi dire qu’il y a beaucoup d’opportunités architecturales, beaucoup de zones de non-droits où tu peux faire ce que tu veux.

Il n’y a pas que le skate qui a pesé dans notre décision. Barcelone est une ville très cool pour le skate, mais en revanche il y a beaucoup moins de choses qui se passent sur le plan entrepreneurial. C’est plus dur aussi, en tant qu’étranger, de se sentir chez soi à Barcelone. Tu peux faire des efforts en espagnol, mais si tu ne parles pas catalan, si tu n’es pas catalan, c’est compliqué. Il y a deux villes à Barcelone. Il y a toujours une barrière quand tu n’es pas un local. Tu n’intègres jamais certains milieux.  

C’est moins le cas à Berlin qui est un peu une ville monde. Ca parle anglais partout. L’intégration se fait à vitesse grand V. Il y aussi une scène culturelle très active qui va bien au-delà du monde du skate.

 

 

Revenons au premier produit. Il s’agissait d’un skate connecté avec des capteurs au niveau des trucks (NDLR : pièce en aluminium faisant le lien entre la planche et les roues) du skate. Ils permettaient d’analyser les figures, les chutes… Pourquoi avez-vous abandonné cette idée ?

C’était trop tôt. C’est toujours trop tôt d’ailleurs. C’est pour cela que l’on ne l’a pas encore sorti, mais nous n’avons absolument pas abandonné l’idée. Nous avons un prototype fonctionnel. Nous jouons avec de temps en temps. Ce qui est certain, c’est que le concept a été mis de côté pour l’instant. Il est dans les cartons et nous le gardons dans un coin de notre tête. Nous le sortirons un jour, mais il faudra le sortir au bon moment.

En tant que skater, nous sommes très à cheval sur ce que nous mettons sur notre planche et à quoi ça sert vraiment. Nous voulons donc que les technologies utilisées soient encore plus miniaturisées, et qu’elles coûtent encore moins cher. Ne serait-ce que pour les gamins de 15 ans, nous n’avons pas envie de doubler le prix d’un skate. Nous sommes assez exigeants là-dessus.

Mettre ce skate connecté de côté, est-ce que ça ne dit pas que le skate, contrairement à d’autres sports, n’est pas propice à l’innovation ?

Je ne suis pas du tout d’accord avec cette affirmation. Tu peux, et il faut, innover dans le skate. Certes, il y aura, à priori, une résistance de la part des skaters à une quelconque innovation. C’est vrai pour pleins de raisons historiques. J’en fais partie aussi. Quand je dis que ce n’est pas le bon moment dans ma réponse précédente, je ne veux pas dire que c’est une idée morte. Il faut juste trouver sa bonne application, celle qui a du sens pour le skate. Il ne suffit pas de juste assembler de l’électronique. Ca demande plus de temps et d’adaptation.

 

 

Aujourd’hui, quels sont les produits proposés par Krak ?

Il y a une application mobile. C’est un réseau social pour les skaters. L’avantage par rapport à Instagram ou Snapchat, qui sont les deux applications les plus utilisées par les skaters, c’est qu’en plus de pouvoir uploader photos et vidéos, tu as accès à des fonctionnalités spécifiques. Tu as une carte des spots de skate autour de toi par exemple.

Un autre produit, c’est la Box, la Krak Box. Tu t’abonnes et tu reçois tous les deux mois, chez toi, l’équivalent d’une boîte à chaussures remplie de produits liés au skate. Nous choisissons ce que nous mettons dedans, les marques avec lesquelles nous travaillons. Il y a environ 4 à 6 produits. Il y en a un qui est purement skate. Ca peut être un set de roues ou un grip par exemple. Pour le reste, nous jouons avec les verticales. Ca va être du lifestyle, comme des bonnets ou des t-shirts. Il y a aussi une verticale culture. Nous avons déjà envoyé un livre, des magazines… Il y a aussi des produits électroniques comme des écouteurs, ou encore des objectifs fisheye à clipper sur un smartphone.

L’application et la Krak Box sont vraiment nos deux produits principaux. Le reste, ce sont des expérimentations. Nous écrivons nous-mêmes un Krak Mag, un fanzine de skate. Il y a des interviews de gens du milieu, de gens avec qui nous travaillons. Tu peux y retrouver des skaters, des photographes, des fondateurs de marques, des artistes… Il y a une version papier que nous mettons dans la box, et il y a une version en ligne. Nous faisons également des vidéos pour notre chaîne YouTube. La carte des spots de skate est aussi en ligne.

 

 

La Krak Box est aujourd’hui votre produit principal. Pourquoi ce choix d’une box ?

Je ne sais pas si c’est notre produit principal. Nous avons beaucoup de produits différents. Nous nous voyons comme créateurs d’un écosystème. Qu’est-ce qui se passe dans nos têtes ? Nous faisons partie d’une communauté de passionnés. Nous avons envie d’innover, et cela à tous les niveaux : dans la façon de créer du contenu, de le distribuer, de faire connaître des marques, d’interagir avec les autres skaters… Nous avons la chance de pouvoir lancer ces produits, de les tester, de faire plaisir, de nous faire plaisir et de répondre à des besoins divers et variés. Tout ça pour dire que notre produit, c’est l’écosystème que nous créons et au sein duquel nous lançons des expérimentations.

Pourquoi la box ? Historiquement, nous avons commencé par l’application mobile. Ca veut dire que pendant plusieurs mois, nous avons été dans le cliché de la start-up. Nous étions dans un bureau, face à un écran, à travailler purement sur du digital. Nous codions l’application, faisions le design. Ensuite nous l’avons lancé. Au début, ce n’était que sur iOS (NDLR : système d’exploitation de l’iPhone). Nous étions tout le temps derrière notre écran. A un moment, ça nous a manqué de ne pas avoir un produit physique.

Ca nous a obligé à nous creuser les méninges. Le développement de l’application nous a amenés à discuter avec des gens appartenant à la communauté du skate. Nous avions la chance d’être à Los Angeles. Là-bas, tu peux skater toute l’année. Nous avons donc rencontré pas mal de riders. Nous avons parlé avec des amateurs, des pros, des mecs qui ont des marques, des mecs qui bossent pour des marques… C’est là que nous avons réalisé qu’il y avait un déficit d’accès. En tant qu’européens, nous connaissons les petites marques tendances, en plus nous avons eu la chance d’être dans des grandes villes. En France, nous avons beaucoup de belles marques qui se lancent. A Los Angeles, ils en entendent parler, mais ils n’y ont pas accès. Les créateurs de marque galère à trouver leur marché, à pousser leurs produits. Nous nous sommes dits qu’il y avait un truc à faire pour aider à la découverte de ces produits. C’est comme ça que la Box est née.

Ca va faire un an que nous envoyons la Box. Ce qu’on voit concernant nos abonnés, c’est qu’ils sont nombreux à ne pas vivre en ville. Une marque française comme Magenta, elle est dure à trouver aux Etats-Unis, alors qu’elle est connue. Elle est d’autant plus dure à trouver si tu ne vis pas à New-York, à Los Angeles, ou à San Francisco. De la même façon, en Angleterre, nous n’avons qu’une minorité de nos abonnés installés à Londres.

 

 

Tu décris l’application Krak comme un réseau social pour les skaters, mais aujourd’hui ils utilisent en majorité Instagram et Snapchat. Jusqu’à maintenant, aucun réseau social spécifique au skate n’a vraiment émergé.

Nous nous sommes affranchis de la contrainte du nombre. On ne se dit pas : « il faut que ça prenne vite, il faut que ça prenne fort ». C’est aussi parce que nous sommes sortis du schéma start-up. C’est grâce à notre façon de gérer notre business. Nous gagnons de l’argent autrement. Nous n’avons pas la pression d’avoir une plateforme qui explose pour ensuite négocier des investissements, ou pour vendre de la pub.

Aujourd’hui, les skaters utilisent l’application comme un agrégateur de la culture skate. Ils y trouvent l’histoire des différents spots. Il y a un aspect historique. Nous y trouvons des spots mythiques, comme Bercy, qui n’existent plus. Dans l’application, les gars vont uploader des vidéos de riders connus ou inconnus qui ont passés des tricks dans certains spots. C’est nécessaire, sinon la mémoire de ces spots et des skateurs disparaît. L’application devient un outil facile d’accès, gratuit, qui garde en vie cette histoire, cette mémoire. Sinon les prochaines générations vont croire que c’est Nike qui a lancé le skate, qu’il y a eu directement la Street League (NDLR : compétition de skate), puis que c’est arrivé aux jeux olympiques.

Je ne vais pas dire que nous sommes un Wikipédia du skate, ce n’est pas le cas, mais l’application devient vraiment un outil hybride avec une utilisation éparse. C’est pour ça que nous ne rentrons pas en concurrence avec des plateformes comme Snapchat ou Instagram. Nous sommes dans une autre logique. Nous n’avons pas les yeux rivés sur les statistiques pour savoir combien de fois par jour les utilisateurs ouvrent l’application. Certains mecs ouvrent l’application seulement quelques fois par an, quand les parents les emmènent en vacances. Nous avons un gros taux d’ouverture l’été. Les skaters l’utilisent pour trouver les skatepark les plus proches. Ils vont aussi trouver le shop du coin. Et ça nous va comme utilisation. Nous n’avons pas besoin de plus.

 

 

Rémi, propriétaire du magasin de skate Vega à Paris, disait dans une interview que l’une des principales évolutions du skate était la nouvelle mainmise des marques sur le sport. Est-ce qu’une petite entreprise comme Krak peut avoir un impact sur le skate ?

D’abord, je réfuterai tout fatalisme. Cependant, je suis d’accord avec lui. Actuellement, il y a quelques grosses marques qui ont une emprise énorme sur la communauté skate, mais ce n’est pas écrit dans le marbre. Le skate a une histoire récente. Elle a débuté il n’y a que 40 ans. Nous n’avons aucune idée de quelle tournure elle va prendre. Personne ne sait ce que sera le skate après 2020, après les jeux olympiques, quand il se sera affiché sur toutes les télévisions du monde. Il va aussi y avoir l’impact du marché asiatique. Les chinois ont déjà commencé à s’emparer du skate. Ils ont une approche très axée sur la performance, très Nike.

D’ailleurs, pour répondre à ta question, non, nous ne sommes pas perdus face à ces marques. Nous, notre différence, c’est que nous n’avons pas la même approche. Quand Nike s’attaque à un marché, il veut le posséder. Ils ont le pouvoir d’agir comme ça. Ils ne s’en privent pas. A côté de ça, ils en ont rien à foutre de la culture skate. Ils ont une approche business. Est-ce que c’est bien ? Est-ce que c’est mal ? C’est un autre débat dans lequel je ne rentrerai pas.

Nous, en tant qu’entreprise, ça ne nous pose pas de problèmes. Ca ne va pas empêcher Krak de suivre son chemin, de grandir, ou pas. Le but de notre écosystème, de nos produits, est de redonner du pouvoir aux skaters, leur permettre de vivre encore plus leur passion. Ils vont utiliser nos produits de manières très différentes, de manières dont nous n’avons peut-être pas encore idée. Nous, dans nos esprits, nous avons peu de limites par rapport à ce que nous pourrions faire demain. Nous sommes sereins.

Il y a de la place pour tout le monde. La communauté continue de grandir. Il y a tellement de skaters à travers le monde. Le skate n’est plus uniquement un sport populaire aux Etats-Unis et en Europe occidentale. En ce moment, c’est au Brésil, en Indonésie et en Chine qu’il y a le plus de nouveaux skaters par jour. Pour l’instant, ces régions sont oubliées, mais elles vont modifier la dynamique du skate.

 

 

Tu abordes le futur avec l’ouverture de nouveaux marchés. Les JO vont avoir un impact. Il y a l’explosion annoncée du nombre de skaters en Chine. Comment est-ce que Krak se projette dans le futur ?

Aujourd’hui, nous posons les bases, en terme de boîte, en terme d’outils… Il faut savoir aussi que nous quittons Berlin en janvier (ndlr : interview réalisée en décembre). Nous partons nous installer en Australie début février, pour 6 mois. Après, nous partons au Japon 3 mois. Ensuite, la destination n’est pas encore fixée, mais il y a des chances que ce soit en Chine. Nous ne savons pas encore si ça sera Hong-Kong, Shanghai… Mais c’est une partie de la réponse. Notre première façon d’appréhender ces changements futurs et ces nouvelles opportunités, c’est d’aller là-bas. Nous allons nous y confronter physiquement, personnellement. Il faut dire aussi que chez Krak nous sommes des grands voyageurs et surtout des grands curieux.

Un dernier message pour finir ?

Dans le Krak Mag, je finis tous mes éditos par « Keep pushing ».

Merci.

 

Site officiel : https://skatekrak.com/

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