Ourcq Living Colors

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Depuis 10 ans, au début de l’été, Da Cruz (qui n’est pas l’homme ci-dessus) et ses complices refont un mur du quartier Ourcq. Cette année la fête avait lieu rue Germaine Tailleferre. J’utilise le mot complice mais les années où Da Cruz se faisait chasser par la police sont terminées. Aujourd’hui, lui et son association Cultures Pas Sages travaillent en plein jour avec la bénédiction du maire, qui va jusqu’à bloquer la rue pour que les passants puissent admirer tranquillement les artistes à l’oeuvre, paradoxal quand on connaît l’histoire du street-art. Cependant Da Cruz n’a pas attendu la démocratisation de ce phénomène pour modifier le paysage urbain. Voilà des années qu’il créé à sa façon, en peignant des murs, des repères pour une société qui en a besoin comme il l’explique dans son interview :

« Ceux qui habitent dans le quartier, et même ceux qui ne font que le traverser, ce qu’ils ont pris en photo à ce moment là leur servira de repère. Dans l’inconscient collectif il faut plus que jamais avoir des repères communs. »

En attendant que le kiosque des Buttes-Chaumont soit transformé en grand phare de l’est parisien, symbole ultime et potentiel concurrent populaire à la dame de fer, les street-art de Da Cruz et de ses amis continueront de donner des repères et de la couleur à tout un quartier.

 

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