Sélim Niederhoffer, coach en séduction

Temps de lecture : 20 minutes

Non je n’interview pas Will Smith. Selim Niederhoffer est un véritable coach en séduction. Qu’est-ce que cela veut dire à l’ère des sites et applications de rencontre ? Qui sont les hommes qui se disent : j’ai besoin d’un coup de main pour réussir à séduire ? Certains diront que quelques verres de Jack suffisent à faire disparaître la timidité et les inhibitions. C’est vraiment le type de sujet où chacun a son avis, chacun a sa vision de la séduction, de ce qu’il faut faire, de ce qu’il ne faut pas faire… Et puis chaque homme est unique, a des attentes différentes vis-à-vis de la vie et des femmes… Dès qu’il est de question de l’humain, tout se complique.

 

Raphael : Comment es-tu devenu coach en séduction ?

Sélim Niederhoffer : Je suis devenu coach en séduction grâce à la crise. A la base j’ai eu un Master Achat obtenu à l’ESC Grenoble. Je suis acheteur. J’ai travaillé chez General Electric, Schneider Electric… J’ai travaillé en mission pour Land Rover et Jaguar. Ça ne me plaisait plus d’acheter du plastique, d’acheter des vis et des boulons. Au moment de la crise j’étais consultant pour une grande SSII, Altran. On a eu un plan de départ volontaire, donc on a récupéré pas mal de cash pour libérer l’espace, il n’y avait plus de travail pour nous. C’est à ce moment là que j’ai eu la chance de rencontrer monsieur Neil Strauss. C’est une sorte de gourou, l’un des grands players (NDLR : séducteurs) au niveau mondial. Il a écrit le livre The Game, une plongée dans la contre-culture des pick-up artists (NDLR : ou l’art d’aborder une inconnue), la communauté de la séduction. En gros, imagine qu’à la fin des années 90, au début d’internet, il y a des mecs à Los Angeles qui commencent à séquencer le rapport de séduction. Pourquoi ? Parce qu’ils sont dans cette ville où toutes les filles sont actrices/mannequins/serveuses, et ils se disent : comment on fait pour chopper ces filles ? Comment on fait pour qu’elles nous regardent, nous qui n’avons pas tous les atouts en notre faveur ? Là, ils se mettent à étudier les processus de prise de décision, les processus d’attraction, d’attirance… toutes ces choses là. Des gourous émergent, des mecs qui se déclarent pick-up artists, des artistes de la drague. Nous, en France, on n’aime pas trop ce terme. On est plutôt dans la séduction, dans quelque chose de plus fluide, de moins lourd. Tu vois, cette idée du dragueur est toujours liée à la lourdeur. Séduction, c’est mieux, c’est plus léger, plus souple, plus fin. Et donc chaque mec a commencé à créer sa chapelle. Neil Strauss était un journaliste musical à la base. Il a écrit pour Esquire et Rolling Stone par exemple. Il a aussi écrit la biographie de Marilyn Manson, de Jenna Jameson… Puis il sort The Game. C’est un carton, le livre est publié dans le monde entier. Moi au moment du plan de départ je rencontre Neil Strauss qui me dit : « Mec ça a l’air d’être naturel pour toi la drague. J’ai rencontré tes concurrents en France, vas-y lance toi ! T’attends quoi ? » Quand tu as la bénédiction du numéro 1 mondial, qu’est-ce que tu fais ? Est-ce que tu réfléchis beaucoup ? J’avais pas grand chose à perdre. Pour la première fois de ma vie j’avais un peu de cash sur mon compte en banque. Je n’étais plus obligé de me lever pour aller faire un boulot qui ne me plaisait pas forcément…. Donc j’ai commencé à réfléchir : comment tu crées ton site ? Ton offre ? C’est comme ça que j’ai créé en 2009 lepiegeafilles.com. Aujourd’hui Le Piège à Filles n’existe plus, parce qu’au début je n’étais pas très bon pour tout ce qui était référencement et web. A cette époque j’ai fait beaucoup de télé, beaucoup de presse, mais après ça n’amène pas forcément des clients. Les gens nous trouvent principalement grâce à Google, grâce aux requêtes qu’ils vont taper : comment prendre confiance en moi, comment draguer une fille, comment séduire une inconnue, comment séduire ma meilleure amie… Moi j’étais un peu à la ramasse sur le SEO (NDLR : Search Engine Optimization). J’ai donc planté le Piège à Filles au bout d’un an, entre temps j’ai rejoint l’équipe de Art de Séduire, qui était déjà leader à l’époque, et qui l’est toujours, en terme de trafic. On s’amuse bien, on est plus fort en équipe.

Comment as-tu été amené à rencontrer Neil Strauss ? Si tu es allé à sa rencontre, c’est que tu te considérais déjà comme un séducteur ?
Je ne me suis jamais considéré comme un séducteur. Ça il faut le demander aux gens et aux filles qui me côtoient. Moi j’avais juste une capacité à faire parler les gens, à aider les gens à mieux parler d’eux-mêmes. Au lycée je rédigeais les textos pour mes potes. On a commencé sur Caramail (NDLR : portail web) en 99. Avec mon premier pote du lycée, on habitait dans le bassin d’Arcachon, on faisait venir des filles de Bordeaux en bus. On se cachait derrière un arbre pour voir si elles étaient bien, si on pouvait vraiment y aller. J’ai toujours été plutôt doué avec les mots. Je me demandais vraiment : comment je fais pour aider mes potes ? Je les accompagnais avec les filles : si elle t’a dit ça, elle veut dire ça, donc répond lui ça. J’étais déjà dans cette démarche avec mes amis. Pour Neil Strauss, c’est une amie à moi qui nous a mis en relation. Elle voulait absolument le voir pendant sa tournée de promo. Il était en France pour une semaine pendant l’été 2009. Mon amie m’a dit de me ramener. J’ai passé toute la soirée et le jour d’après avec lui. On a fait que discuter toute la journée. On avait des choses à se dire, on a des esprits un peu pareil.

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Comment se passe le coaching ? Est-ce de la théorie ? De la pratique ? C’est seul ou en groupe ? Il y a un manuel ?    

Le coaching est quelque chose de variable et qui doit être, selon moi, personnalisé. On ne va pas partir sur les mêmes recommandations pour tout le monde. Entre un homme de petite taille, un homme de plus de deux mètres, un homme qui a le meilleur job au monde, un homme super heureux dans sa vie, un homme qui a un micro pénis… c’est très variable. Tous les mecs n’ont pas les mêmes blocages. Certains, quand ils étaient gosses, on leur a dit de se taire, de ne pas faire l’intéressant, d’autres au contraire on vachement de trucs à dire, trop de trucs à dire, et ne laisse pas de place à la fille en face. La technique de coaching que j’ai développé est simple : connais toi toi-même. Qu’est-ce que tu as à raconter à l’autre ? Comment tu fais pour t’intéresser à l’autre ? Ce que tu vois à la télé, dans tous les documentaires, ça ne sert pas à grand chose, toutes les conneries en multi rediffusion sur NRJ 12 dans Tellement Vrai. A la télé on voit toujours un coach qui va dans la rue avec un mec pour aborder des filles. Ce n’est pas ce qu’on fait en réalité. Ce n’est pas comme ça qu’on travaille. On travaille avec un stylo, un papier, et on réfléchit : c’est quoi tes forces et tes faiblesse ? Tu fais une sorte de SWOT (NDLR : Strengths, Weaknesses, Opportunities, Threats) comme en marketing. Puis tu te poses des questions : comment je peux développer mon look ? Comment je peux développer mon physique ? Tu n’aimes pas la manière dont tu parles ? Tu vas chez un orthophoniste. Tu n’aimes pas ta peau ? Tu vas chez un dermato. Et qu’est-ce que tu as à raconter ? Pour moi le truc le plus important c’est ce que tu as à raconter. Es-tu curieux ? Est-ce que tu t’intéresses à la sculpture ? A la musique ? A la peinture ? A l’architecture ? Est-ce que tu t’intéresses à des choses ou est-ce que tu n’as rien à dire ? L’idée est vraiment de se dire que la séduction c’est de la communication, mais de la communication pour mettre l’autre à l’aise. T’es mal à l’aise quand tu n’as pas confiance en toi. T’es mal à l’aise quand tu ne laisses pas assez de place à l’autre. L’objectif lors d’une discussion c’est d’être à 50/50, d’avoir un équilibre, c’est un ping-pong, un échange. Le mec qui est vraiment mal à l’aise va monopoliser la conservation, sans s’arrêter, car il a peur du blanc, ou il ne va rien dire, il pense qu’il doit avoir l’air mystérieux… Donc il ne dit rien et la fille n’apprend rien. Le coaching avec un stylo et un papier, moi je veux savoir qui tu es. Les 3 questions de bases : t’es qui ? Tu viens d’où ? Tu fais quoi ? C’est des questions qu’on te pose à chaque fois en soirée. Tu peux répondre simplement à ces questions en donnant l’information. Le coaching c’est de mettre des émotions dans les réponses. Comment fais-tu pour enrober cette histoire ? C’est une question de packaging, car ce qu’il y a à l’intérieur, les réponses, ne change pas. On ne change pas les mecs, on ne les transforme pas en mytho. Les mecs qui viennent nous voir nous demandent toujours la même chose : je veux trouver l’amour, trouver une fille. Ils n’ont pas envie d’en baiser une tous les soirs. Comment faire ? Soyez vous. Le « soi toi-même » est vrai. Tu n’es pas obligé de mentir, c’est juste qu’il faut apprendre à mieux te raconter.

Combien de temps dure ton coaching ? C’est une seule séance ? C’est sur la durée ? Sur plusieurs mois ? 

En gros, tu pars du principe que le changement ce n’est pas maintenant. Si je te vois ce matin et qu’on fait un coaching de 3 ou 4 heures, dans 2 jours tu ne seras pas mieux dans tes baskets. Le changement d’habitude prend du temps, et même le changement tout court prend du temps. Si tu ne te sens pas bien physiquement, il faut le temps de se mettre au sport, de se remettre en forme, 1 mois, 2 mois, 3 mois… Si tu n’es pas bien dans ton look, il faut réunir un peu d’argent pour changer de garde-robe. Si tes habitudes de sortie ne sont pas bonnes, si tu ne sors jamais et que tu ne rencontres personne, tu ne vas pas te forcer à sortir tous les soirs. Tu vas d’abord sortir une fois toutes les deux semaines, puis une fois par semaine, puis peut-être deux fois par semaine, c’est progressif. Moi je ne crois pas dans le coaching hyper extrême, celui qui en un week-end te transforme en un nouvel homme. Je n’y crois pas car tu as besoin de temps. Moi je vois la personne une fois, on continue par mail, puis on se revoit au bout de 3 mois. J’ai des objectifs pour eux, des objectifs en terme de sortie, en terme de cercle social, en terme de travail… Tout est lié. Il est très très rare  qu’un mec que j’ai en face de moi me dise : « Toute ma vie est géniale, juste je n’ai pas de meuf. » Ce n’est pas vrai, c’est que quelque chose ne va pas, dans la famille, dans le travail, dans sa confiance en lui, son physique… Il peut aussi y avoir des blocages psychologiques. Dans ce cas-là je renvoie vers des psychologues, parce que je ne le suis pas, je ne suis pas docteur.

Avant/Après, la séduction vue par les (mauvaises) pub sur internet

Est-ce qu’il est déjà arrivé qu’une personne que tu coaches rencontre la « femme de sa vie », et te demande des conseils pour l’aider à « vivre » sa relation ?

C’est la suite. Partout sur le web tu vas trouver des conseils pour séduire, pour draguer, mais il y a très peu de sites qui donnent des conseils pour les couples. J’ai la chance que le fondateur d’Art de Séduire soit marié. C’est plutôt lui qui va s’occuper de cette partie. Moi, à l’heure actuelle, je ne suis pas forcément le mec le plus légitime sur le sujet. Sur la partie séduction je sais de quoi je parle, sur la partie couple, je suis moins doué. Je travaille avec des gens de tous âges, du 15-25, du 25-35, voir même du quadra ou du quinqua. Ce n’est pas les mêmes problématiques selon les tranches d’âges. Certains reviennent sur le marché après un divorce et tout a changé. La dernière fois qu’ils ont dragué c’était en 98. Il se demande où sortir, comment faire.

Tu mentionnes les différentes tranches d’âges. Est-ce qu’il y a quand même un profil type ?

Je vais te décevoir mais il n’y pas de profil type. C’est ce qui est hyper intéressant. Dans mes rencontres je me retrouve tout le temps face à des mecs différents. Je peux avoir des étudiants en musique, des pilotes, des hommes politiques, des chefs d’entreprise… J’ai de tout, vraiment de tout. Le seul point commun qu’ils ont tous au final, c’est le manque de confiance en soi à un moment donné. Il y a un moment où le mec se dit : je ne suis pas/plus capable, les femmes ne me regardent pas/plus, je ne sais pas/plus comment faire. En réalité c’est faux, ils ont juste besoin de quelqu’un pour leur dire : regarde-toi pour de vrai, regarde ce que tu vaux. Mon travail de coach c’est de mettre le doigt sur ce qui les rend uniques. Par exemple un chef d’entreprise de 40 ans qui a réussi sa vie mais qui vient juste de divorcer. Ça arrive à des milliers de gens. Lui, il le vit comme un échec. Mon travail c’est de l’aider à relativiser, lui expliquer qu’à Paris un couple sur deux divorce, il n’est pas tout seul. Il faut lui dire qu’il va rencontrer du monde, qu’il n’y pas écrit loser (NDLR : perdant) sur son front. Ensuite, en fonction des âges, je peux être le grand frère ou le bon pote.

Restons sur les divorcés. Ils ont dragué quand ils avaient 20 ans, aujourd’hui ils en ont 40, 50. Le monde a changé. Quel a été l’impact de Meetic, Adopte un Mec et Tinder sur ton travail ?   

C’est vrai que ça change énormément la physionomie du marché de la séduction. La génération née après 2001, ce qu’on appelle génération homeland, ou génération Z, ou génération post-millenials… commencent à débarquer. Ils ont 14, 15 ans, l’âge des premiers émois. Ils commencent à se réveiller, ils veulent draguer. Snapchat, WhatsApp, Facebook… Ils sont tous ultra-connectés. Ils savent ce qu’ils valent. Leur blague fait 47 likes donc à ce moment là ils valent 47 likes. Ça a un impact chez les très jeunes. Moi j’ai 31 ans. A mon époque c’était différent. J’ai passé le collège entier sans téléphone portable. On a commencé à en avoir vers 97/98. De nos jours, les gamins n’ont jamais connu un monde sans internet, sans ordinateurs, sans portables… Avec eux ça va être vraiment différent. Pour revenir à ta question sur les sites de rencontre, en France, l’arrivée de Meetic en 2001, ça a été fou. En 2007, 2008, il y a eu l’explosion d’Adopte un Mec. Ça change tout parce que soudain tu as un catalogue. L’aspect humain passe au second plan. Tu rentres dans une logique de consommation immédiate. Il y a des services aujourd’hui qui sont persuadés qu’on va aller vers de la rencontre de plus en plus connectée, et je vais te dire, malheureusement, je pense qu’ils ont raison, on va faire de plus en plus de rencontres en ligne. Même les gens en soirée sont sur leur téléphone en permanence. Mais on se rend compte que les mecs qui séduisent en vrai sont plutôt pas mauvais en ligne. Ceux qui galèrent en soirée galèrent aussi en ligne. La psychologie derrière la conversation reste la même, en ligne ou physiquement : comment fais-tu pour mettre l’autre à l’aise ? Comment fais-tu pour bien te présenter ? Il faut la jolie photo, la bonne description, le premier message, comment tu y vas subtilement, jusqu’au premier rendez-vous. Au fond le processus est le même, simplement ceux qui maîtrisent l’écriture, qui ont une certaine aisance à l’écrit, vont beaucoup plus loin. Au final avec ces évolutions liées à la technologie, les gens qui étaient laissés pour compte sur ce marché le sont encore plus. Ils ressentent encore plus la violence du rejet en ligne. Autrement ça ne change pas grand chose, sinon la physionomie de tes soirées. Tu vas sur Tinder au lieu de t’intéresser à la fille à côté de toi, tu vas gérer ton plan cul pour après… Il faut dire aussi qu’on est à Paris. Ce n’est pas la même chose en province. Pour tous mes potes ou lecteurs qui y sont, ils disent beaucoup que ces plateformes de rencontres ne sont pas dingues. On a vite fait le tour dans une petite ville. Il y a toujours cette notion de honte d’être dessus. Ici, à Paris, il y a un grand nombre d’étrangères, d’étudiantes en ERASMUS, de touristes… C’est rentré dans les mœurs. Chacun voit ça comme il veut. Certains n’ont pas envie d’être déshumanisés, d’être dans un catalogue, d’être aussi faciles d’accès. Ensuite avec les critères tu réduis les possibilités. D’après les statistiques, tu as moins de 1% de chance de trouver la « bonne » personne dans un rayon de 10 kilomètres avec ces applications. Il faut apprendre à relativiser. Beaucoup de gens sont contents mais il manque quelque chose à la rencontre, la magie de l’inattendu. Moi je pratique les deux, et je n’ai pas de jugement là-dessus. S’améliorer en ligne ou dans la vie, les deux me vont. C’est deux façons de séduire qui sont complémentaires.

Il y a beaucoup de coachs en séduction en France ?

Le marché est plutôt restreint. On n’est même pas une dizaine à être sérieux, à être connus. Quand les journalistes m’appellent, que c’est des sujets que je ne veux pas faire, je recommande 4 ou 5 personnes max. Les autres sont trop petits. C’est un marché où il n’y pas de barrières à l’entrée. Tu viens, tu fais ton site et tu t’autoproclames coach en séduction si tu as envie. Tu peux faire ça, mais il faut réussir à se poser, à être sérieux pendant plusieurs années. C’est une réputation que tu travailles sur le long terme. Ensuite certains sont spécialisés localement, mais le gros du marché est à Paris, c’est là que c’est médiatique.

Tu as donc 31 ans. C’est quoi ton futur en tant que coach en séduction ? Combien de temps penses-tu encore l’être ?

C’est une question que je me pose aussi. Dans ma mission de coach en séduction, il y a la partie coaching, en face à face, c’est la partie la plus intéressante car chaque personne est différente, chaque personne est unique. J’adore mais c’est épuisant, ça demande d’être concentré et de prendre en compte ce que le mec a vécu et ce dont il a besoin. A côté, il y a aussi toute la partie web, où j’anime le site Art de Séduire. Ça va de l’édito au tournage de vidéos, sur la chaîne Youtube, Art de Séduire TV. On a dépassé les 9 millions de vues et 27 000 abonnés. C’est les conseils du site Art de Séduire mais en vidéo, pour ceux qui ont envie de voir ma tronche. Sinon je ne sais pas combien de temps je vais continuer encore. Pour l’instant on a encore pleins de projets dans les cartons avec la team Art de Séduire, donc on n’est pas prêt de fermer boutique. Après, à titre perso, je ne fais pas ça toute la semaine, j’ai aussi d’autres jobs. Je travaille vraiment au feeling. Je prends les projets quand ils m’intéressent. Si un jour je vois que je n’apprends plus rien avec Art de Séduire, j’arrêterai. Mais je suis loin d’avoir fait le tour. On est quand même sur une niche. On fonctionne beaucoup grâce au webmarketing. On va toujours chercher des idées. On regarde ce qui se fait dans tous les business. Ce n’est pas parce que tu aides des gens que tu ne dois pas marketer le truc. On a des gens qui nous détestent, des haters ; ils nous disent toujours la même chose : « Vous en avez pas marre de profiter de la faiblesse des gens !? » Je peux te promettre qu’on ne profite pas de la faiblesse des gens. On a tout un fichier avec des remerciements, des mecs qui étaient en galères et qui ont repris confiance en eux, des mecs qui voulaient récupérer leur ex et à qui on a dit que c’était une mauvaise idée. Une fille m’a dit l’autre jour : « Tourner la page ça ne suffit pas, il faut changer de bouquin. » C’est vraiment ça. Nous on a encore des projets, on doit encore aider les hommes. Ça va au-delà de la séduction. C’est réfléchir à ce qu’est l’identité masculine. Ce genre de réflexion nous prend pas mal de temps. En 2015 que fait-on ? Comment on se positionne en tant que bonhomme dans le monde ? Il y a énormément de gamins qui sont perdus. Nous, notre rôle, c’est un peu de leur filer des pistes. Ce n’est pas leur dire de faire ci ou ça, tu dois faire du saut en parachute ou autre chose… Ce n’est pas ça. Tu ne dois pas forcément faire de la boxe pour être un homme. Ils font ce qu’ils veulent. Simplement ils doivent trouver leur voie. C’est ça le plus dur.

Un dernier message pour finir ?   

Si vous avez une bonne plume, que vous avez envie de partager des histoires et des récits, on est toujours preneur sur Art de Séduire. On publie un peu tout le monde. Je suis le rédacteur en chef, donc je suis le filtre. On nous envoie 3, 4 articles par jour, j’en retiens un par semaine. On a passé la barre des 1 300 articles sur le site, il faut continuer à produire de la nouveauté, rester pertinent, repackager les bases et les répéter ! Tous les jours, tous les mois, tous les ans, il y a un gamin de 14, 15, 16 ans qui arrive sur ce marché, tous les jours un divorcé y débarque aussi. Ils doivent trouver un article pour eux. C’est ça le travail, continuer à alimenter, rester au top, rester numéro un sur les requêtes Google qui comptent. Le message c’est ça, si vous avez des idées de format, de vidéo, de n’importe quoi, on est preneur. On est une communauté ultra-collaborative. On a le plus gros forum de France en terme d’activités sur la séduction, donc rejoignez-nous ! Merci.

Merci à toi.

 

Retrouvez Sélim sur Art de Séduire : http://www.artdeseduire.com/

Ou sur son blog perso : http://www.selimniederhoffer.com/

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